Le crash d'un Boeing de China Eastern contre une montagne serait un acte volontaire : le spectre de l'accident suicide de Germanwings ressurgit
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Bobby Yip
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La catastrophe ressemble au tragique crash de Germanwings en 2015 dans les Alpes. Selon le Wall Street Journal qui cite des proches du dossier, les informations de l'une des deux boîtes noires retrouvée après l'accident en Chine d'un Boeing 737-800 de China Eastern (132 morts) indiquent qu'une personne dans le cockpit a délibérément causé la catastrophe. D'après le journal américain, les autorités américaines tournent plutôt leur attention vers les actions d'un des deux pilotes, avec également la possibilité qu'une tierce personne soit entrée dans le cockpit.
En tout cas, les données récupérées suggèrent qu'une personne a activé les commandes ayant provoqué la descente, selon le quotidien américain qui cite des personnes informées d'une évaluation préliminaire effectuée par des responsables américains.
Jusqu' ici, cet accident d'avion restait un mystère : les autorités avaient en effet livré en avril un rapport préliminaire avare en détails, tout en imposant un strict contrôle sur l'information autour de la catastrophe. La Chine devait dans les 30 jours suivant la catastrophe remettre un rapport à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).
Les qualifications de l'équipage et du personnel d'entretien de l'appareil étaient "en règle" ainsi que le certificat de navigabilité de l'avion, a toujours indiqué la direction de l'aviation civile chinoise (CAAC).
Des experts aéronautiques se sont montrés perplexes sur les causes de l'accident, soulignant que ce modèle d'avion est réputé pour sa fiabilité. Certains experts interrogés par l'AFP ont spéculé sur un possible suicide ou acte délibéré de sabotage.
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Le crash intentionnel d'un pilote reste un acte extrêmement rare dans l'histoire récente de l'aviation civile, le dernier exemple marquant étant celui d'un vol de la compagnie allemande Germanwings le 24 mars 2015. Le co-pilote Andreas Lubitz, sous anti-dépresseurs, avait profité de l'absence momentanée dans le cockpit du commandant de bord pour précipiter l'appareil contre le flanc d'une montagne des Alpes françaises. Le crash de l'avion, un Airbus A320, avait provoqué la mort des 144 passagers et des six membres d'équipage. L'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) avait par la suite préconisé un meilleur suivi médical des pilotes, notamment par le biais d'examens psychologiques et toxicologiques renforcés.
(Avec AFP)
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