Ligne Nouvelle Paris Normandie, le gouvernement en quête d’une voie de passage
Nathalie Jourdan et César Armand
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En violet, les sections prioritaires du tracé de la LNPN.
SNCF Réseau
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En violet, les sections prioritaires du tracé de la LNPN.
SNCF Réseau
L'heure du Money Time ou plutôt du Monet Time pour la Ligne Nouvelle Paris Normandie ? À l'initiative du ministre des Transports, les élus normands et franciliens se retrouvent ce 1er juillet au musée des impressionnistes de Giverny. Au programme : l'avenir de cette liaison, dite LNPN, qui doit pallier la saturation des lignes existantes entre les villes normandes et la capitale et permettre le développement du transport de marchandises par rail depuis le port du Havre.
Philippe Tabarot va tenter de réconcilier les points de vue après un énième épisode du bras de fer entre les deux régions à propos de ce projet qui avait été mis en orbite dès 2009 par Nicolas Sarkozy. Pourtant inscrit dans la Loi d'Orientation des Mobilités, il patine depuis malgré le soutien unanime des collectivités normandes. En cause, l'hostilité de Valérie Pécresse et d'une bonne partie des élus des Yvelines.
Le Conseil d'État a involontairement rallumé la querelle il y a quelques jours en donnant son blanc-seing au schéma régional directeur d'Île-de-France, lequel « oublie » de cartographier la LNPN. Une décision saluée triomphalement par la présidente de la Région capitale pour qui « le tracé actuel est de facto abandonné ». Comme on s'en doute, l'affirmation a été très mal vécue de l'autre côté du péage de Mantes au point que le ministre des Transports, interpellé par les députés normands, s'est senti obligé de recadrer l'intéressée en rappelant « l'intérêt national » du projet devant l'Assemblée nationale.
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C'est donc dans ce climat orageux que Philippe Tabarot réunit un comité de pilotage élargi. À charge pour lui de trouver une voie de passage entre des Normands impatients d'assister à l'accouchement d'une ligne qui devait voir le jour en... 2017 et des Franciliens vent débout contre une liaison qu'ils jugent « particulièrement néfaste pour les terres agricoles et le paysage des territoires traversés ».
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