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Aides d'Etat : 9 milliards d'euros pour Lufthansa, 3 milliards pour Alitalia

Fabrice Gliszczynski

Publié le 07 mai 2020 à 15:32 - Mis à jour le 07 mai 2020 à 21:12

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Les négociations sont serrées. Lufthansa refuse d'être influencée dans sa stratégie par les pouvoirs politiques des pays où sont basées les compagnies du groupe.

Les négociations sont serrées. Lufthansa refuse d'être influencée dans sa stratégie par les pouvoirs politiques des pays où sont basées les compagnies du groupe.

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Le groupe de transport aérien a annoncé ce jeudi négocier avec l'État allemand un plan de sauvetage "de 9 milliards d'euros" pour lui éviter la faillite en raison de la crise liée au Covid-19. Les négociations portent non seulement sur un prêt mais aussi sur l'entrée de l'État allemand au capital du groupe à hauteur de 25%. De son côté, le gouvernement italien s'est dit prêt à injecter au moins 3 milliards d'euros dans Alitalia.

Entre les mesures générales de soutien à toutes les entreprises, comme la prise en charge du chômage partiel en France, et les mesures spécifiques au transport aérien, l'Europe va probablement être la zone géographique où le soutien des États aux compagnies aériennes sera le plus important.

Berlin veut entrer au capital

Quinze jours après l'annonce du plan de soutien à Air France d'un montant de 7 milliards d'euros, Lufthansa a annoncé ce jeudi négocier avec l'État allemand un plan de sauvetage "de 9 milliards d'euros", qui pourrait inclure une nationalisation partielle du groupe, afin de lui éviter la faillite. Ce soutien s'ajoute à celui obtenu en Suisse et en Autriche où sont basées des compagnies membres du groupe (Swiss et Austrian Airlines). L'État helvète va en effet garantir 1,2 milliard d'euros de prêts à Swiss et Edelweiss, tandis qu'en Autriche, Austrian a demandé une aide publique de 767 millions d'euros.

La direction est réticente

Les négociations en Allemagne "en cours" portent sur un crédit mais aussi "sur une entrée de l'État au capital de l'entreprise" allant jusqu'à 25% et une action, c'est-à-dire une minorité de blocage, explique Lufthansa dans un communiqué. Le groupe ajoute que l'État "vise à obtenir un siège au conseil de surveillance" du groupe.

Les négociations sont serrées. Lufthansa refuse d'être influencée dans sa stratégie par les pouvoirs politiques des pays où sont basées les compagnies du groupe.

"Nous avons besoin d'aide publique, mais pas d'une direction nationalisée", a réitéré cette semaine le patron de Lufthansa, Carsten Spohr, lors de l'assemblée générale des actionnaires.

"Le processus pour trouver un accord politique dure toujours", note Lufthansa.

10.000 salariés sur la sellette

Actuellement, le groupe a encore quelque 4 milliards d'euros en cash, a expliqué Carsten Spohr.

Perte d'un million d'euros par heure

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Comme le reste des compagnies aériennes européennes, les transporteurs du groupe allemand sont quasiment à l'arrêt.

Sur 760 appareils environ, quelque 700 sont actuellement cloués au sol, et plus de 80.000 de ses 130.000 salariés sont au chômage partiel. Engagé dans une restructuration visant à réduire durablement la voilure du groupe et à se séparer de près de 100 avions, Carsten Spohr a récemment estimé avoir 10.000 salariés en trop au regard de la crise actuelle.

Fabrice Gliszczynski

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