Des hausses de salaires pour les pilotes de Lufthansa en échange de leur feu vert à l'exploitation de 40 avions par des équipages moins coûteux. C'est le compromis proposé par un médiateur sur lequel sont tombés d'accord la direction de Lufthansa et le syndicat de pilotes Vereinigung Cockpit (VC). Ce projet d'accord, s'il est approuvé par les adhérents du syndicat, mettra fin à près de trois ans de conflit qui a coûté près de 450 millions d'euros au groupe allemand.
Dans le détail, le groupe accepte d'augmenter de 8,7% les salaires des 5.400 pilotes de Lufthansa, Lufthansa Cargo et de la filiale low-cost Eurowings. A cette augmentation, qui se fera en quatre étapes d'ici à 2019, s'ajoutent des primes d'un volume total d'environ 30 millions d'euros, soit environ 5.000 à 6.000 euros par pilote. Ce nouvel accord courra jusqu'à fin 2019. Au total, ces hausses de rémunération vont accroître les coûts salariaux du groupe d'environ 85 millions d'euros par an, selon Lufthansa. Mais la compagnie entend compenser ce surcoût par l'exploitation de 40 avions dont les équipages ne seront pas concernés par ce nouvel accord mais seront couverts par les accords d'autres compagnies du groupe. Plus précisément 40 avions qui devaient être livrés chez Lufthansa, Lufthansa Cargo et Eurowings, seront affectés dans une nouvelle structure en cours de définition, avec des équipages non couverts par l'accord salarial.
Pour Eurowings, cette modification du plan de flotte n'a pas de conséquence sur la croissance de la compagnie. En effet, la compagnie à bas coûts va bénéficier de l'accord de location de 38 appareils (équipages inclus) signé avec Air Berlin.
D'autres sujets tel que le régime de retraite doivent encore être négociés par le syndicat et la direction. En effet après avoir commencé à négocier en même temps les salaires et les retraites, les deux camps ont finalement décidé l'an dernier de traiter les différents sujets séparément.
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C'est justement la question des retraites qui a permis l'an dernier à Lufthansa de baisser les coûts de ses 19.000 hôtesses et stewards malgré la hausse salariale de 5,5% accordée de 2016 jusqu'en juin 2018. La modification du régime de retraite, qui se transforme d'un système à prestations définies en un système à cotisations définies, permettra à la compagnie aérienne d'économiser dans les 70 millions d'euros par an.
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