MyFerryLink: Eurotunnel coupe les ponts avec Scop SeaFrance qui se retrouve sans navire

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Gros temps pour les compagnies de transport maritime. Si la SNCM se cherche toujours un repreneur, voilà que MyFerryLink, qui assure des liaisons entre la France et l'Angleterre, est lâchée par Eurotunnel, exploitant du tunnel sous la Manche et, par ailleurs, propriétaire des trois navires exploités par la compagnie maritime.
En janvier, quand Eurotunnel annonçait une première fois la mise en vente de sa filiale MyFerry Link, notre confrère "La Voix du Nord" expliquait ainsi les différentes entités en jeu et leurs relations:
Ce mercredi 28 mai, c'est un courrier officiel d'Eurotunnel qui a annoncé son désengagement à la Scop SeaFrance:
Le contrat de location des navires est rompu, la Scop se retrouve donc sans navires pour exploiter la ligne Calais-Douvres
Alors qu'il estime que la compagnie maritime, qui compte 577 salariés, est "une grande réussite" commerciale, pourquoi Eurotunnel prend-il cette décision?
Pour mémoire, en 2012, Eurotunnel rachète les bateaux de l'ex-SeaFrance pour les louer à sa filiale MyFerryLink. Mais l'initiative n'est pas du goût des autorités britanniques qui estiment que cela pose des problèmes de concurrence - "l'objectif était d'empêcher que le groupe français ne soit présent à la fois sur l'eau et sous l'eau", selon Le Monde.
Une bataille judiciaire s'était engagée, couronnée par un succès: il y a quelques jours, le 15 mai, la cour d'appel britannique avait donné raison à My FerryLink en levant l'interdiction de desservir Douvres depuis Calais, imposée par les autorités de la concurrence outre-Manche.
Une victoire, mais insuffisante. Eurotunnel lâche finalement la Scop, lassée des incertitudes: "L'Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) continue à tenir une position contre la présence d'Eurotunnel sur le marché maritime du détroit", argumente Eurotunnel. Tout en poursuivant :
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Le 10 avril, MyFerryLink avait été placée en sauvegarde judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, après l'annonce du président de conseil de surveillance, Didier Cappelle, d'évincer le directeur général adjoint de la compagnie Raphael Drotrebente. Certains syndicalistes estiment que les désaccords au sein de la Scop sur les questions de gouvernance ont pu également peser dans la décision du groupe franco-britannique.
Eurotunnel a par ailleurs fait savoir qu'il avait reçu "plusieurs" offres de reprise pour la vente des bateaux. Les négociations, débutées le 11 mai, continuent d'être analysées.
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