Notre-Dame-des-Landes : les terres destinées à l'agriculture bio ?

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Avant 2022, la restauration collective sera obligée d'intégrer 50% de produits bio et sous signe de qualité.
Avant 2022, la restauration collective sera obligée d'intégrer 50% de produits bio et "sous signe de qualité". (Crédits : STEPHANE MAHE)
Interrogé jeudi par Sud Radio, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a proposé d'utiliser les terres de la Zad pour cultiver des produits bio et de qualité. Ils pourraient ainsi être destinés à la restauration collective régionale.

Au lendemain de l'annonce de la décision du gouvernement d'abandonner le projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, pose une première option quant à l'avenir des terres de la Zad.

"C'est une idée que je lance, pourquoi ne pas réserver une partie de l'utilisation de ces terres à la restauration collective pour des produits en agriculture biologique ou des produits sous signe de qualité?", a-t-il indiqué lors d'un entretien à Sud Radio.

Le ministre a notamment évoqué la possibilité d'utiliser les produits issus de cette zone afin de répondre au niveau régional à "l'engagement de mettre 50% de produits bio ou sous signe de qualité dans la restauration collective à l'horizon 2022".

Des "objectifs communs" avec Nicolas Hulot

"Nous pouvons faire un certain nombre d'expériences sur les pratiques agronomiques, sur l'agriculture biologique (...) puisque nous sommes dans les Etats généraux de l'alimentation, il y a un projet de loi qui arrive le 31 janvier prochain au conseil des ministres", a-t expliqué le ministre, avant d'assurer:

Avec Nicolas Hulot, "nous allons travailler ensemble, il peut y avoir des divergences sur les trajectoires à apporter mais les objectifs sont communs. Nous avons un objectif commun, c'est de recréer une zone économique autour de l'agriculture. Ces terres vont revenir à l'agriculture".

"En aucun cas, il ne peut y avoir d'occupation illégale du terrain"

Stéphane Travert a toutefois rappelé que "celles et ceux qui occupent le site de manière illégale devront partir à partir du 30 mars (...)", alors que "celles et ceux qui possédaient des terres et ont été expropriés, les propriétaires qui sont restés sur site pourront rester eux et travailler pour accompagner le projet sur lequel nous allons désormais travailler. Nous verrons comment les conditions de réappropriation des terres pourront se faire".

"Après, il faudra regarder comment nous pourrons accueillir d'autres agriculteurs qui souhaitent porter un projet. Mais en aucun cas il ne peut y avoir d'occupation illégale du terrain", a-t-il ajouté.

Les occupants de la ZAD, qui ont déjà lancé des projets agricoles sur "500 à 600 hectares" (sur les 1.650 ha de la zone), selon la mairie, se disent "prêts à négocier" avec l'État sur le futur projet de territoire agricole, mais ont répondu à l'ultimatum d'Edouard Philippe, qui a donné jusqu'au 30 mars pour évacuer les lieux, par un "refus de toute expulsion".

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Commentaires
a écrit le 19/01/2018 à 19:27 :
Environ 600 ha de terre d'élevage ou de maraichage à 15 km de Nantes, ça a un coût. La vente au prix du marché pourrait contribuer à retrouver l'équilibre des comptes publics et soulager un peu les contribuables dans ce gaspillage aussi lamentable ! On a si peu le souci de la valeur du bien public que personne ne semble se poser cette question.
Ces zadistes qui n'ont pas de notion d'agriculture et d'agronomie semblent vouloir donner des leçons à tous les agriculteurs de la région... il existe beaucoup d'agriculteurs bio, maraichers, éleveurs, qui expérimentent dans cet espace périurbain de nouvelles pratiques et évoluent avec les souhaits et les besoins de la population. Eux n'ont pas eu besoin ni de ce bruit ni surtout d'occuper des terres ne leur appartenant pas.
a écrit le 19/01/2018 à 8:07 :
"Mais en aucun cas il ne peut y avoir d'occupation illégale du terrain"
Que nul ne se fasse d'illusion. La preuve de la veulerie de l'exécutif est faite, les zadistes, qui appliquent la doctrine Mao ("ils reculent, nous avançons") ne dégageront pas.
a écrit le 18/01/2018 à 19:31 :
Terres agricoles bio exploitées par les zadistes qu'on laisse sur place de part l'énorme créativité que ce mouvement suscite et qui peut servir a tout le monde notamment au secteur marchand en pénurie totale de créativité et d'innovations.

Mais encore faudrait il évoluer au sein dune démocratie progressiste soif de nouveautés et de création...
Réponse de le 19/01/2018 à 13:06 :
Citoyen blasant
Réponse de le 19/01/2018 à 13:55 :
Toujours autant de choses passionnantes à dire dites moi vous hein... Et en plus vous vous cachez derrière de nouveaux pseudos !

C'est trop mignon ! ^^

Mais signalé bien entendu faut pas exagérer...
a écrit le 18/01/2018 à 19:04 :
un peu contradictoire de convertir la "décheterie" des zadistes en bio , pas crédible vu l'état du terrain
a écrit le 18/01/2018 à 18:52 :
Pour l'instant c'est une décharge à ciel ouvert.....beurk!
a écrit le 18/01/2018 à 17:26 :
Utiliser la ZAD pour la culture biologique , excellente idée
a écrit le 18/01/2018 à 17:24 :
Après l’abandon du projet d'aéroport, une utilisation des terres en agriculture bio, heu... deux bonnes idées de suite comme ça vous avez pas peur que cela fasse beaucoup d'un coup quand même ?

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