Nouvelles mobilités : les impossibles défis du gouvernement

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Les Français dépendent encore beaucoup trop de la voiture pour travailler.
Les Français dépendent encore beaucoup trop de la voiture pour travailler. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement a lancé les Assises de la mobilité qui doivent aboutir à une loi d'orientation début 2018. Il s'agit de créer un écosystème multimodal afin de répondre aux besoins grandissants en mobilité de la population dans un contexte environnemental de plus en plus contraignant. Le gouvernement espère également désamorcer une thématique qui risque de tourner au clivage politique.

Le défi n'est pas mince... Et l'enjeu ne l'est pas moins ! Avec ses Assises de la mobilité, le gouvernement veut doter la France d'une doctrine ambitieuse en matière de transport, et celle-ci passera nécessairement par des innovations audacieuses.

Le problème du dernier kilomètre

Le modèle qui prévalait jusqu'ici est effectivement devenu obsolète avec l'avènement du numérique. Il se caractérisait notamment par un clivage dans les agglomérations entre la partie intra-muros, bien desservie en transports en commun, et la périphérie condamnée à une intermodalité voitures-transports en commun.

Ce modèle n'est plus viable. Si les transports en commun (métro, bus, tramway) permettent de drainer d'importants flux de voyageurs (plusieurs millions par jour à Paris), il est entaché par deux gros inconvénients. D'abord, il coûte très cher... Pas seulement en investissement, mais également en maintenance. Le deuxième inconvénient, c'est qu'il ne résout pas tout à fait la problématique dit du dernier kilomètre, notamment pour les périphéries. Et la capillarité des bus ne suffit pas à satisfaire les besoins en mobilité en se substituant totalement au véhicule individuel.

Mais le monde est en train de changer et le gouvernement doit faire face à plusieurs pressions. Il y a d'abord une pression démographique importante. Les villes moyennes représentent une part de plus en plus importante de la population française. Or, celles-ci sont moins bien dotées en infrastructures de transport et la voiture y est encore indispensable.

L'autre pression est sociale, puisque de nombreuses études considèrent que la privation de mobilité est aujourd'hui un facteur de discrimination et d'exclusion sociale. Et le constat est juste alarmant... D'après différentes études, on estime que près de 7 millions de français sont privés de mobilité, dont 20% des actifs. La moitié des chômeurs refusent un emploi en raison d'une mobilité restreinte.

Quatre fois plus de personnes avec des bus

Malgré cela, le modèle de la voiture individuelle ne peut plus être l'alpha et l'oméga de la mobilité des Français, comme ce fut le cas jusqu'à maintenant, compte tenu de son impact sur l'environnement mais également de la saturation routière. Christophe Najdovsky, adjoint d'Anne Hidalgo à la ville de Paris en charge des transports, estime que, sur une voie de circulation, 1.000 personnes circulent en voiture, tandis que sur le même espace, c'est presque quatre fois plus de personnes qui pourraient être transportées avec des bus.

Enfin, la dernière pression est économique puisqu'il est convenu, depuis l'invention de la locomotive à vapeur, que la mobilité est un facteur de compétitivité majeur pour un pays. La notion d'accessibilité aux mobilités est désormais aujourd'hui un nouvel enjeu de compétitivité.

Les nouvelles mobilités bousculent habitudes et business établis

Sortir du statu quo est donc urgent. Mais c'est une fois que ce constat est fait (et admis par tous) que les problèmes commencent. Car les nouvelles mobilités bousculent les habitudes mais également des business établis. Aïe ! Ainsi, l'autopartage menace directement les constructeurs automobiles, tandis que les taxis vivent mal l'arrivée des VTC et même celui des voitures en libre-service. L'exemple le plus spectaculaire reste Uber, qui sème désordre et polémiques dans toutes les villes où il s'installe.

Le système de voitures en libre service, lui, doit s'imposer dans un univers urbain extrêmement contraint où il faut trouver des places de stationnement réservées, et pour peu que la flotte soit exclusivement électrique comme Autolib à Paris, la facture en génie civil est salée. D'ailleurs, le groupe Bolloré, qui ne détaille pas les comptes d'Autolib, serait encore en perte sur cette activité, d'après des rumeurs de presse.

Un modèle soumis à l'aléa réglementaire

En outre, ces projets nécessitent des accords avec les collectivités locales qui permettent souvent d'accéder et de verrouiller des marchés. Des licences qui peuvent être aussi profitables qu'aléatoires... JCDecaux en a fait l'amère expérience à Paris avec son Velib dont il a récemment perdu la licence après dix ans d'exercice, tandis qu'Uber est en attente d'un recours juridique contre le retrait de sa licence d'exploitation à Londres.

| Lire aussi notre interview de Guillaume Crunelle, associé chez Deloitte: 
"Non, la révolution d'Uber ne tient pas à ses prix compétitifs"

En outre, la contrainte réglementaire entrave non seulement la consolidation des modèles sur le long terme mais aussi à l'international. Les réglements ne cessent d'évoluer et sont différents en fonction des pays, voire des agglomérations. La lancinante guerre entre taxis et VTC a abouti à d'innombrables lois et réglementations sur l'exploitation des VTC, mais également à la pulvérisation du modèle Heetch par un tribunal.

Le covoiturage domicile-travail, le véritable antidote

La problématique infrastructurelle et l'aléa réglementaire sont un vrai défi pour les nouvelles mobilités. Heureusement, les startups ont de l'imagination et se servent du digital pour proposer des offres ingénieuses pour contourner ces écueils. L'autopartage, la copropriété de voiture, le covoiturage... Les offres sont pléthore, et les acteurs tout autant. Mais cela ne suffit pas car, une fois que l'équation infrastructure et règlement a été résolue, il faut ensuite convaincre le consommateur, et les changements de comportements sont encore complexes. Ainsi, personne n'est encore parvenu à constituer une offre de covoiturage domicile-travail qui soit convaincante. Or, le trajet domicile-travail est encore effectué en voiture pour 60% des Français, et 43% d'entre eux n'ont pas d'autre choix. Impossible, dans ces conditions, de réduire significativement la place de la voiture dans la société.

L'enjeu est de réduire l'impact de cette dépendance à la voiture en réduisant l'"autosolisme" (le fait de rouler seul en voiture). "Le taux d'occupation moyen des véhicules est de 1,2 personne par voiture. Si on tire ce taux à 1,7 personne, on aura quasiment réglé les problèmes de congestion", explique Christophe Najdovsky, de la Ville de Paris. Mais, bonne nouvelle pour les constructeurs automobiles, cette logique revient à consacrer l'utilité de l'automobile, certes dans un nouveau rôle.

Les Assises de la mobilité ne sont pas la première tentative des pouvoirs publics. Le précédent gouvernement avait adopté, dans la loi de transition énergétique, l'obligation pour les entreprises de mettre en place un plan de mobilité. Celui-ci comporte des incitations à privilégier le covoiturage et les transports en commun, mais également à faciliter les opportunités de télétravail, ou encore à rapprocher les collaborateurs de leur lieu de travail.

Créer un écosystème

Le gouvernement actuel veut aller encore plus loin avec ces assises. Il s'agit de faire un état des lieux des enjeux économiques sociaux et infrastructurels ainsi que des freins réglementaires en réunissant tous les protagonistes de cette activité. Le but de cette grande concertation est de faire émerger un écosystème intermodal, c'est-à-dire une combinaison de solutions de mobilité qui répondra aux besoins de chacun.

Le gouvernement espère institutionnaliser un cadre légal là où les municipalités étaient souvent livrées à elles-mêmes. L'urgence est d'éteindre l'incendie qui risque de tourner à un irréconciliable clivage, notamment à Paris où les décisions de restriction de circulation automobile sont systématiquement l'objet de violentes polémiques. La question sous-jacente du gouvernement sera de savoir s'il sera capable de mettre en musique un projet d'écosystème multimodal qui, de fait, intègre l'automobile, sans cristalliser le débat autour d'un affrontement très politisé.

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Commentaires
a écrit le 14/10/2017 à 16:27 :
Il est grand temps de se débarrasser de l'Hidalgo et de son adjoint !
a écrit le 02/10/2017 à 7:58 :
Bon article! Mais, idem pour les gens du gouvernement, levez vous un peu plus tot et constatez que quasiment la moitié des voitures dans les bouchons sont des camionnettes. Meme si il ne fait surtout pas arrêter la reflection sur le sujet, un décalage des horaires des artisans et de leur fournisseurs améliorerait tres rapidement la situation.
Un peu plus d'air pur devrait donner les idees plus claires pour les autres reflections!!
a écrit le 01/10/2017 à 17:21 :
J'ai un peu l'impression à lire certains commentaires, ici ou ailleurs, que cette néo-politique urbaine a surtout eu pour conséquence de libérer la parole autophobe... Je me demande s'il ne faudrait pas instituer un délit pour lutter contre ça.
a écrit le 01/10/2017 à 16:37 :
Pour info : la marche à pied, c'est 4km/h. Le vélo, c'est 12 km/h. Ca donne une petite idée des rayons d'action raisonnables de ces outils... Toujours pour info : à chaque match organisé, pour traverser une ville, entre TC, voiture, moto, vélo... C'est toujours la moto qui arrive en tête. On comprend mieux pourquoi la seule solution pour faire aimer le TC ou le vélo, c'est surtout de faire détester les autres. D'où les polémiques actuelles. Pour faire vraiment aimer TC et vélo, il faut rendre tout ça gratuit. Après tout, si c'est un vrai problème de santé publique, de coût pour la santé ou l'avenir de la planète (on parle de milliards d'euros), rendons tout ça gratuit, et payons nous sur les économies réalisées sur la santé et les gains sur le non-réchauffement climatique...
a écrit le 01/10/2017 à 16:18 :
Un mot sur le covoiturage. Il n'est jamais que la traduction moderne et payante de l'autostop. Il en a conservé toutes les caractéristiques. Destinés aux petits budgets sur longues distances. A ceux qui ont du temps devant soi, dans tous les cas de figures. Et à condition de tomber sur la personne qui va au même endroit que vous. Des conditions qui ne sont pas forcément réunies dans une grande agglomération, un jour de boulot...
a écrit le 01/10/2017 à 16:05 :
Le débat sur les Assises de la mobilité est biaisé dès le départ. Il suffit d'aller sur le site pour s'en rendre compte. L'objectif n'est pas d'innover, de trouver des solutions originales, mais seulement de trouver le moyen d'imposer, de gré ou de force, les choix opérés par le gouvernement depuis des mois ou des années : transports en commun et usage du vélo (c'est inscrit dans les PDU depuis des années) et obsessions plus récentes, la voiture électrique et le covoiturage. Comme il est dit dans l'article, toutes les solutions qui heurtent frontalement des corporatismes bien établis sont combattus par le gouvernement (Uber, Heetch...). Et les solutions proposées restent dans la même logique et les mêmes impossibilités. C'est bien beau de proposer du covoiturage pour aller au boulot, mais à moins d'emmener son voisin de palier ou de village bosser au même endroit que vous dans la même zone industrielle, cela ne résout pas grand chose. Alors traverser Paris pour emmener votre voisin de banlieue dans une autre banlieue, avant d'aller vous-même vous garer devant votre bureau relève du sacerdoce sinon du sacrifice humain. De la même manière, les formules type autolib ou vélib (à fort coût pour le contribuable) sont insatisfaisantes dans la mesure où leur rayon d'action est très limitée : vous ne pouvez pas prendre une autolib pour rentrer chez vous le soir, si vous habiter un peu loin de Paris... Il y a pourtant une façon de résoudre l'équation à faible coût, pour lutter contre l'autosolisme notamment, c'est de favoriser le deux-roues à moteur : ca permet d'aller plus loin que le vélo, ça prend moins de place (sur route et en parking), ça consomme moins et ça pollue moins. Mais ça, les écolos dogmatiques de Paris n'en veulent pas non plus, puisque, horreur malheur, ça roule encore avec un moteur thermique. Mais on ne peut pas résoudre un problème essentiellement idéologique avec des solutions uniquement pragmatique, car c'est bien de cela qu'il s'agit : une croisade idéologique contre la bagnole ! Une solution à plus long terme serait de favoriser la croissance des villes de taille moyenne, à la densité géographique moindre que dans les mégapoles : il est beaucoup plus facile de gérer déplacements et stationnements dans des villes moyenne qu'à Paris, où la densité démographique est une des plus élevées au monde. Mais cela présuppose un courage politique fort en matière d'aménagement du territoire. Et probablement de laisser tomber des hérésies environnementales comme le Grand Paris...
Réponse de le 14/10/2017 à 1:29 :
Bien vu. Vous avez raison, il faut un courage politique d'aménagement du territoire. Tout ce qu'il manque à mme Hidalgo .
a écrit le 30/09/2017 à 17:01 :
Heureusement que je n'ai pas attendu l' écosystème multimodal pour faire du covoiturage avec mes collègues.
Réponse de le 01/10/2017 à 17:35 :
Et est-ce que les collègues choisissent aussi les indemnités kilométriques lors de la déclaration d'impôt.Car généralement,il y a très peu de contrôle sur ce sujet.
a écrit le 30/09/2017 à 10:23 :
Beaucoup de jargon pour parler de la penurie organisée des transports.
a écrit le 29/09/2017 à 21:29 :
Article décevant dans la mesure où il réussit l’exploit, bien qu’abordant le thème majeur de la mobilité, à ne pas mentionner le vélo qui est pourtant un outil majeur pour la repenser.
Réponse de le 01/10/2017 à 16:12 :
Vous n'avez rien compris. Le vélo n'est pas la réponse universelle pour des ruraux ou péri-urbains qui partent bosser en zone urbaine. C'est typiquement un outil destiné aux bobos qui vivent et travaillent à Paris. Par ailleurs impensable pour emmener ses enfants à l'école, aller faire les courses pour la famille etc... C'est éventuellement une solution pour le "dernier kilomètre", mais il faut déjà être en ville et pas trop loin de sa destination. En outre, dès qu'il pleut, on ne voit pas beaucoup de Vélib se déplacer dans Paris...
Réponse de le 01/10/2017 à 16:55 :
Ça complète le reste, en local, peu de monde fera 25 km à vélo pour aller en ville, travailler, rapporter les courses, et autant au retour... C'est multiple, comme moyens de déplacement.
En Suède en ai vu pas mal en ville (faites pour à l'origine et y a de la place) pour aller d'un quartier à l'autre, ça va plus vite qu'à pieds. Même des parkings voiture pour aller en ville en bus (arrêt à côté) voire en train près de Stockholm, avec des vélos posés là.
a écrit le 29/09/2017 à 15:18 :
"Le covoiturage domicile-travail, le véritable antidote"

Verifier quand même dans votre contrat que votre assurance couvre bien : les trajets domicile/travail si vous souhaitez pratiquer le covoiturage avec des collègues.Les trajets domicile/travail si vous souhaitez pratiquer le covoiturage avec des collègues.
Le "prêt du volant" si vous souhaitez confier la conduite à une autre personne à l’occasion d'un déplacement. Dans certains contrats, il peut être interdit ou soumis à une franchise majorée en cas de sinistre, et ce, même si vous êtes passager du véhicule lors de ce trajet.
a écrit le 29/09/2017 à 15:13 :
"La moitié des chômeurs refusent un emploi en raison d'une mobilité restreinte".

Presque:

Un sondage CSA réalisé auprès de 1015 salariés et 506 chômeurs dans le cadre du colloque «Emploi et territoires» organisé par le Conseil d'orientation de l'emploi (COE) ce lundi souligne en effet que l'idée de déménager pour trouver un travail, ou décrocher un emploi meilleur, est loin de faire l'unanimité. A fortiori chez les salariés les plus âgés, les femmes et les moins diplômés, soit les catégories qui souffrent justement le plus d'un marché du travail déprimé. A cette question, la première motivation, et de loin, est le refus de s'éloigner de sa famille, avec 45% des sondés chômeurs ayant indiqué cette raison. Soit le même taux, pour la même question posée aux salariés… Viennent ensuite dans l'ordre un déménagement perçu comme trop coûteux - et donc vu sous le seul prisme de la dépense et non de l'opportunité - avec 38%, l'attachement personnel à un territoire (33%), l'inquiétude pour l'insertion professionnelle d'un conjoint dans une nouvelle région (22%) et la crainte de ne pas trouver un cadre de vie (services publics, offre culturelle…) aussi agréable (21%).D'autant que le contexte du marché du travail ne l'y pousse pas non plus: «On voit qu'il y a un coût symbolique fort à déménager, à quitter sa région et sa famille. Les personnes concernées le feraient plus volontiers si cette stratégie apportait des garanties sur le marché de l'emploi ( pas gagné avec la loi travail) . Or, même en quittant votre région, vous n'avez pas de réelles certitudes dans la durée. Cela n'incite pas à la mobilité.sans oublier, la faiblesse des salaires.
a écrit le 29/09/2017 à 15:12 :
" Or, le trajet domicile-travail est encore effectué en voiture pour 60% des Français, et 43% d'entre eux n'ont pas d'autre choix" : j'aimerais bien savoir d'où sort ce dernier chiffre et ce qu'on entend par "choix".

Étrange que le mot vélo n'apparaisse pas dans l'article. Un oubli ?
Réponse de le 29/09/2017 à 15:18 :
Vous faites comment pour emmener vos enfants à la crèche le matin ? vous les mettez sur le porte bagage ?
Réponse de le 29/09/2017 à 18:36 :
@@vélo : non en vélo cargo
Réponse de le 29/09/2017 à 21:23 :
Étrange en effet. C’est pourtant un outil majeur de déplacement.

Quant au commentaire imbécile demandant comment emmener ses enfants à la crèche, visiblement, son auteur n’est pas au courant que cela se fait parfaitement bien en vélo dans de nombreux pays.

Il existe de très nombreuses solutions : vélo cargo, monter le cosy sur le vélo ou dans la remorque, siège enfant, etc.
Réponse de le 01/10/2017 à 16:24 :
Outil majeur de déplacement ? Arrêtez la plaisanterie. Arrêtez de voir les choses par le petit bout de la lorgnette parisienne. Les déplacements à vélo, c'est un pouillième du trafic routier. C'est sympa pour visiter un petit coin de France, vous déplacer à Paris intra-muros sur de petites distances, ou vous croire dans la peau d'un coureur du tour de France, le dimanche, mais ça s'arrête là. Dès que la météo est difficile, que vous devez faire plus de 5 kms tous les jours pour aller bosser, dès que vous êtes un peu âgé, vous ne prenez pas le vélo, vous prenez les TC, la voiture ou le scooter !
a écrit le 29/09/2017 à 15:05 :
"mais également à faciliter les opportunités de télétravail"

Loi travail :

Les ordonnances prévoient que l’employeur pourra seulement prévoir les modalités de régulation de la charge de travail. Autrement dit, plus d’obligation de décompter le temps de travail, et plus aucune garantie de paiement des heures effectuées, de respect des périodes de repos et des durées maximum de travail. Il s’agit pourtant d’une obligation prévue par les normes internationales !
Si accord collectif, plus besoin d'avenant au contrat de travail. Les salariés seront volontaires de leur plein gré !
Les ordonnances prévoient que le télétravail peut être mis en place soit par accord d’entreprise, soit par une charte rédigée de façon unilatérale par l’employeur. Autrement dit, si les syndicats refusent de signer un accord, l’employeur peut définir les modalités du télétravail seul, plus besoin de se mettre d’accord avec les salarié-es concerné-es via un avenant au contrat de travail. Les obligations de l’employeur sont considérablement allégées :
- Il pourra se contenter de réguler la charge de travail. Autrement dit, plus d’obligation de décompter le temps de travail, et plus aucune garantie de paiement des heures effectuées, de respect des périodes de repos et des durées maximum de travail. Il s’agit pourtant d’une obligation prévue par les normes internationales !
- L’employeur n’est plus obligé de prendre en charge l’équipement (ordinateur, abonnement internet, équipement de bureau…)
- L’employeur peut définir seul les plages horaires durant lesquelles le ou la salarié-e doit être joignable
a écrit le 29/09/2017 à 14:52 :
"ou encore à rapprocher les collaborateurs de leur lieu de travail".

Ou sinon :

Loi travail :
L’employeur peut imposer la mobilité fonctionnelle ou géographique aux salarié-es quelques soient les clauses du contrat de travail dès lors qu’un accord d’entreprise le prévoit. Les dispositions prévues par les conventions collectives ne s’appliquent plus.
a écrit le 29/09/2017 à 14:36 :
Quand des énarques ou des idéologues se mêlent de la vie quotidienne des gens, tut est à craindre.
a écrit le 29/09/2017 à 14:23 :
"ou encore à rapprocher les collaborateurs de leur lieu de travail".

Faut dire que le salarié qui se trouve logé avec le 1% locatif de son entreprise dans un F2 ou F3 situé dans l'Essonnes et qui va demander de se rapprocher de son nouveau lieu de travail qui se trouve par exemple dans le 92 à Bois-Colombes ,il va se retrouver devant une assitante sociale de l'entreprise ( prestataire souvent RH aussi ) qui va lui proposer un studio pour le même loyer voir plus .C'est pas gagné d'autant que le salaire, lui, reste le même.
a écrit le 29/09/2017 à 14:00 :
Dans les villes de taille moyenne, il n’y a pas de problèmes de circulation. Les voitures marchent bien, et leurs ventes créent des emplois.
C’est quand des hystériques autophobes de déchaînent que les problèmes apparaissent.
Voyez chez l’Âne Hidalgo, ou au Havre chez E. Philippe, le Premier Sinistre de la ville. La saturation routière est un calcul politique.
Et « Ecolo Hulot » qui veut augmenter les taxes sur les carburants.
Réponse de le 29/09/2017 à 21:28 :
Bien sur qu’il y a un problème dans les villes moyennes. Les voitures rendent les villes inhabitables et nous devons fuir toujours plus loin à la campagne pour échapper à leurs nuisances (bruit, pollution, danger, accaparement de l’espace, etc.)

Il est plus que temps de repenser notre mobilité. Notre pays a 40 ans de retard sur les pays nordiques, le Danemark ou encore les Pays-Bas. Il est temps de sortir du XXème siècle et d’entrer enfin au XXIè siècle.
Réponse de le 01/10/2017 à 16:30 :
Absolument d'accord, la saturation politique est un calcul politique. Avec des conséquences dramatiques, l'organisation politique des embouteillages pour dégouter les citoyens de prendre leur voiture ne permet pas de profiter à fond des progrès en réduction de pollution des automobiles. Autrement dit : si l'on avait conservé les mêmes plans de circulation dans ses villes ou lieu de tout vouloir embouteiller, l'air de ces villes y serait encore plus pur. Une des raisons de cette politique de gribouille, mais ce n'est pas la seule, c'est la volonté de récupérer de l'espace public au profit des promoteurs (immeubles de bureau, de logement, et parkings payants en souterrain...). Bref, une jolie histoire de pognon. Alors que l'espace gagné devrait servir à la création d'espaces verts, ce n'est jamais le cas...
Réponse de le 01/10/2017 à 16:44 :
@ TH : votre 21ème siècle ressemble étrangement à notre 19ème siècle, celui d'avant la révolution industrielle. Pour votre gouverne, si l'on part s'établir à la "campagne", c'est surtout à cause des prix du fonciers et de la possibilité d'avoir un peu de verdure sous le nez. Et c'est certainement pas la politique autophobe de certaines villes où le stationnement gratuit est inexistant et où chaque espace vert est transformé en zone commerciale ou immeubles de bureau qui vont inverser la tendance.
a écrit le 29/09/2017 à 10:54 :
"besoins grandissant en mobilité" pour ma part je pense que bons nombres de déplacements ne se feront plus en raison du télétravail, des conférences téléphoniques, du e-learning etc.. les livraisons se feront en points relais ...
a écrit le 29/09/2017 à 10:53 :
"besoins grandissant en mobilité" pour ma part que bons nombres de déplacements ne se feront plus en raison du télétravail, des conférences téléphoniques, du e-learning etc.. les livraisons se feront en points relais ...
a écrit le 29/09/2017 à 9:36 :
Oui mais attention si les gens prennent plus le bus c'est parce que l'état français a volontairement détruit le train.

Cette mobilité serait bien plus facile si on avait conservé nos lignes ferroviaires au lieu de les démanteler pour faire plaisir au lobby pétrolier hein.

Ne pas oublier que si la fête des pères existe c'est parce que le copain d'un ministre de l'époque avait une usine briquets et que ses ventes baissaient...

"Quand l’État français sabote le train" http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55773 (gratuit mais passionnant même si profondément triste, quel gâchis bon sang...)
Réponse de le 29/09/2017 à 14:14 :
Et la fête des grand-mères?
Réponse de le 29/09/2017 à 14:34 :
Je sais que la fête des mères c'était Pétain, quand à la fête des grands mères nous pouvons l'associer je pense sans grand doute que c'est comme la st valentin, une fête afin de faire consommer.

Sinon vous avez enfin lu un de mes liens ?

LE train ça ne vous passionne pas comme sujet je suppose hein...
a écrit le 29/09/2017 à 9:15 :
Le "dernier kilomètre" se fait très bien à pieds...pour un peu qu'on ne soit pas un(e) fainéant(e) fini(e).
Et çà permet de faire le quota recommandé d'exercice quotidien.
Réponse de le 29/09/2017 à 14:13 :
Allez dire ceci aux bobos parisiens qui prennent le vélo pour 1 km (plus chic et moins fatigant que la marche)

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