Nuisances sonores : autorité de contrôle et compagnies aériennes peinent toujours à s'entendre
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La question des nuisances sonores reste un sujet d'achoppement pour le transport aérien.
MAXIM SHEMETOV
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La question des nuisances sonores reste un sujet d'achoppement pour le transport aérien.
MAXIM SHEMETOV
Il n'y a pas de doute, Pierre Monzani est un homme volubile et confiant. Quelques secondes d'échange avec lui suffisent pour s'en convaincre. En poste depuis neuf mois, le nouveau président de l'Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) n'hésite pas à mettre en avant le travail accompli par ses équipes depuis le début de son mandat, avec un record d'amendes à la clé. Et parler fort est sans doute une qualité indéniable au moment de se faire entendre par les compagnies aériennes, et de leur rappeler leurs obligations en matière de nuisances sonores. Mais ces dernières ne l'entendent pas forcément de cette oreille.
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En mettant en avant les près de 10 millions d'euros de sanctions prononcées entre février et juin 2025, Pierre Monzani savait très bien où il mettait les pieds. D'un côté, il a pu montrer une certaine reprise en main de l'Acnusa après une période d'intérim de la présidence de huit mois. Il n'a ainsi pas caché sa satisfaction devant les plus de 600 dossiers en souffrance traités en quelques mois, dont les trois-quarts concernaient des manquements aux règles sur les vols de nuit. L'occasion pour lui de saluer l'engagement des membres du collège de l'Acnusa (qui décide du montant de la sanction, sur proposition du président) comme de celui de son pôle juridique (qui préconise la sanction ou la non-sanction).