SNCF : convoqué par la ministre, Pépy met son mandat à la disposition du gouvernement

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Elisabeth Borne convoque de nouveau les dirigeants de la SNCF le 8 janvier
Elisabeth Borne convoque de nouveau les dirigeants de la SNCF le 8 janvier (Crédits : Reuters)
Suite à de nouveaux dysfonctionnements observés dans plusieurs gares parisiennes en ce début de vacances scolaires, Elisabeth Borne a convoqué les dirigeants de SNCF Mobilité et de SCNF Réseau pour le 8 janvier. Faut-il s’attendre à un changement de gouvernance ?

Cette-fois ci sera-t-elle celle de trop ? Ulcérée par les derniers cafouillages survenus ces derniers jours en pleine période de fêtes de fin d'année la ministre des Transports Elisabeth Borne a convoqué les patrons de SNCF Mobilités et Réseau Guillaume Pepy et Patrick Jeantet pour qu'ils s'expliquent. Dans le courrier qu'elle leur a adressé ce 27 décembre, elle évoque la "succession d'incidents importants et médiatisés" survenus ces derniers jours dans les gares parisiennes. Dans une interview au Parisien ce vendredi 29 décembre, Guillaume Pépy assure "Mon mandat est à la disposition du gouvernement. Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c'est de trouver des solutions. Le temps n'est pas aux états d'âme".

Samedi 23 décembre, une grande pagaille a laissé des centaines de voyageurs en gare de Bercy "en raison d'une affluence de voyageurs bien supérieure à la capacité des trains". Mardi 26, c'était une panne électrique qui perturbait la gare Saint-Lazare.

"Tous ces incidents n'ont pas le même niveau de gravité. Pourtant, pour beaucoup, et notamment pour les voyageurs touchés par ces incidents, la répétition de ces situations apparaît incompréhensible et suscite une légitime exaspération", a souligné Elisabeth Borne dans son courrier.

Patrick Jeantet déjà reçu début décembre

Ce n'est pas la première fois que Patrick Jeantet sera reçu au Ministère. Début décembre déjà, suite à la panne géante due à un "bug informatique" qui avait paralysé la gare Montparnasse le 3 décembre, elle lui avait demandé de lui présenter une « nouvelle organisation et un nouveau management de la gestion des grands travaux ». Du 29 juillet au 1er août déjà, Montparnasse avait été paralysé par une panne similaire en plein chassé-croisé estival.

Des incidents sans doute en partie liés au grand programme de rénovation (remplacement des aiguillages, réfection des voies...) a été lancé en début d'année afin de renouveler des installations vieilles de 30 ans, quand l'âge moyen des infrastructures allemandes et de 15 ans seulement. Notamment concentré sur l'Ile-de-France, ce programme comprend de nombreux chantiers, dont 1600 déjà entamé, et correspond à un investissement de 46 milliards d'euros sur 10 ans. SNCF Réseau avait donc lancé « immédiatement un audit de ses programmes de tests et de remise en service à la fin des grands chantiers.»

Vigilance pour les retours de vacances

Cette fois, ce sont les deux dirigeants qui sont convoqués, pour qu'ils puissent "tirer ensemble le bilan de ces incidents" et qu'ils présentent leurs "analyses et les actions engagées", selon le courrier de la ministre.

"Vous vous attacherez à montrer dans quelle mesure le plan de rénovation du réseau (en cours), auquel le gouvernement apporte son soutien, ainsi que le programme « robustesse & information » que vous avez initié permettent d'apporter les réponses suffisantes pour restaurer la confiance dans le système ferroviaire", a-t-elle écrit.

En attendant, Elisabeth Borne a appelé la SNCF "à la plus grande vigilance dans la préparation et le suivi (...) des grands retours".

La priorité au TGV et travaux responsables de la situation

Comment expliquer une telle série noire ? De nombreux observateurs estiment que la priorité donnée aux lignes à grande vitesse (LGV) qui ne transportent que 2% des passagers et ont bénéficié de 30 milliards d'euros entre 1990 et 2015, est largement responsable de cette obsolescence des infrastructures.

"Nous rénovons le réseau tout en faisant circuler en Ile-de-France l'équivalent d'un avion A380 toutes les sept secondes, a part par ailleurs précisé Guillaume Pépy dans son interview au Parisien. Ces gigantesques travaux en pleine exploitation comportent des risques de bugs, d'incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés", explique encore le président du directoire.

Mais en plus de l''obsolescence de ses installations et des travaux, la SNCF souffre d'un lourd déficit en matière d'information.et de communication Une tare particulièrement regrettable en période de crise.

"Nous devons unifier les diverses sources d'information pour éviter que les clients reçoivent des explications différentes selon qu'ils parlent dans une gare avec des agents, qu'ils regardent les panneaux ou qu'ils naviguent sur les sites et les applications", a d'ores et déjà reconnu Patrick Jeantet.

Changement de gouvernance en vue ?

Difficile pour le gouvernement, devant cette reproduction d'incidents, de rester les bras croisés, ni même de s'en tenir à des convocations à répétition. Le patron de SNCF Réseau pourrait-il servir de fusible comme d'aucuns l'anticipent ? Certes, Guillaume Pépy vient de rappeler que "son mandat" était " à la disposition du gouvernement", mais dans la perspective d'une probable réforme du régime spécial des cheminots à laquelle Emmanuel Macron ne se cache pas de réfléchir, les relations privilégiées du président du directoire avec les syndicats constituent un atout précieux.

"Une chose est sûre, la responsabilité de tel ou tel incident ne pèse pas sur un seul homme, elle pèse sur des choix stratégiques qu'a fait notre pays avec la SNCF, celui de privilégier les grandes infrastructures (...) et de négliger les trains du quotidien", a réagi Christophe Castaner,  patron de La République en marche et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, sur BFM TV.

Le remplacement du directeur des ressources humaines (DRH) Jean-Marc Ambrosini par un tandem composé de Benjamin Raigneau - jusque-là DRH adjoint - et d'Alain Picard - directeur général de la branche SNCF Logistics -, annoncé vendredi 22 décembre, ne doit sans doute lui non plus rien au hasard, à quelques semaines de la présentation d'une stratégie nationale des mobilités.

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a écrit le 31/12/2017 à 18:03 :
La SNCF sous pression...vous avez l'excellence française dans toute sa splendeur... !
a écrit le 31/12/2017 à 17:15 :
Depuis des années M Pépy montre une particulière incompétence dans la conduite d'une société comme la SNCF. Des choix stratégiques calamiteux comme la politique tarifaire des TGV qui ne permettent plus de voyager à un cout moins cher que la voiture (surtout si vous etes 2), des investissements sans effet pour les voyageurs. Alors, dans toute société normale, on remercie le PDG et les actionnaires nomme un successeur pour redresser la société. Comme dirait Einstein, il n'est pas possible de resoudre un probleme avec les memes modes de pensée que ceux qui l'ont créé. Que Madame la Ministre y réfléchisse. Evidemment, M Pepy traite les problèmes et n'a pas d'etat d'ame.
a écrit le 30/12/2017 à 14:55 :
Le poste occupé par Pépy est éminemment politique, et en politique il n'y a pas d'amis, juste des opportunités, donc il restera en poste tant qu'il peut être utile à Macron sur un sujet ou un autre à la SNCF. Le reste c'est du romantisme de lavoir.
a écrit le 30/12/2017 à 13:29 :
Je ne suis pas du genre à défendre la SNCF (que j'exècre en tant qu'usager), mais faire de Pépy et de la SNCF les boucs émissaires c'est un peu gros. Quid de tous ces présidents de région qui ont voulu leurs stations/lignes TGV pour raisons purement clientélistes (ce qui explique les aberrations telles que Haute-Picardie TGV) ? Qui a décidé toutes ces décennies qu'il fallait coûte que coûte faire du tout TGV quitte à laisser le réseau classique et RER se délabrer et arriver à son état calamiteux actuel ? Il n'y a qu'à demander aux usagers du RER C et des intercités (dont je fais partie), c'est catastrophique. Les rames sont à bout de souffle et les infrastructures idem avec des caténaires qui sautent, des rames en panne et j'en passe. Après, la SNCF ne veut rien changer à son fonctionnement bancal (le travail fait par 5 personnes chez eux est fait par deux sur les CFF, les tonnes de managers inutiles, etc...). Avoir encore régulièrement des annonces du style "sortie tardive du dépôt" n'est pas acceptable.
a écrit le 30/12/2017 à 13:22 :
"Mon boulot, c'est de trouver des solutions".
Ce type fait très mal son travail car cela fait des décennies que tout le monde constate que la SNCF est une pétaudière (ainsi que la RATP), et qu'aucune solution n'a été apportée.
a écrit le 29/12/2017 à 21:43 :
En ce moment on ne parle que de la SNCF pas d'autres sujets? moi je suis allé chez speedy j'ai fait un parallélisme résultat pas grands choses à corriger...seulement je voulais avoir le compte rendu pour avoir une trace mais la le hic c'est une imprimmante en panne...donc on vous l'envoi par Mail...seulement voila un mail qui n'est jamais arrivé ...aujourd'hui hui j y retourne et la surprise...plus de trace de ce compte rendu...donc plus possible de l'imprimer car effacer des archives...
a écrit le 29/12/2017 à 21:25 :
La responsabilité de ces fiasco pèse en général sur un seul homme. Qui a failli a un moment. C' est tellement plus simple de blâmer le "système". Derrière le système, ce sont des hommes. Démotivés et fatigués parfois. Incompétents ou/et mal formés dans d' autres cas. Irresponsable aussi dans certains cas.
Nous voyons tous l' administration pedaler dans la choucroute parfois, répondre des bêtises a mourrir, briller par son inaction. La plupart du temps ce sont des idiots qui en son responsable, mais le système de veut pas donner de noms. Donc on les garde.
a écrit le 29/12/2017 à 17:17 :
mr pepy un un directeur tres compétent et qualifié .... face a certain amateurisme
de la politique
Réponse de le 29/12/2017 à 21:01 :
Bravo à Mr Pepy longtemps Directeur Clientèle de la SNCF, sous deux pédégés successifs. L'Etat de la SNCF ( et SNCM ) est le résultat à 100% du sabotage acharné des syndicats extreme gauche PCF : CGT et SUD, avec ces staliniens-léninistes-mélenchonnistes, comme vrai Maitres-Patrons, j'aurais démissionné depuis longtemps.
Réponse de le 31/12/2017 à 17:18 :
fayot!!!! si Pepy avait des résultats, nous n'en serions pas à se poser la question de sa compétence. IL y a un probleme et Pepy fait parti du problème
a écrit le 29/12/2017 à 16:21 :
Notre minarm a également travaillé à la SNCF et en est parti avec un parachute doré de 675000 euros sur le dos des nécessaires investissements et des usagers de la SNCF. Aujourd'hui elle est ministre.. .beurk ce gouvernement donneur de leçon et ramassi de girouettes politiques.
Réponse de le 01/01/2018 à 0:01 :
Désolé mais vous devez vous tromper de personne, ou alors préciser vos sources. Accuser ainsi cela s'appelle de la désinformation...pour ne pas dire autre chose. Pour rappel, elle a effectivement travaillé à la SNCF e 2002 à 2007 comme directrice de la stratégie puis est partie volontairement chez Eiffage. Enfin pour ceux qui la connaisse, elle a une réputation d'incorruptible qui n'est pas volée..
a écrit le 29/12/2017 à 13:08 :
C'est la ministre qui doit démissionner,Guillaume Pépy fait avec le budget qu'on lui a alloué
Réponse de le 29/12/2017 à 19:39 :
PEPY trouve que la soupe est bonne , que le salaire et autres avantages est encore mieux et s' accroche on ne sait à quoi !
a écrit le 29/12/2017 à 12:59 :
Le gouvt réagit par ce que l'affaire est médiatisée, ok c'est tout ce que l'on voulait savoir...
a écrit le 29/12/2017 à 11:07 :
@bof le 28/12/2017 à 19:08
Assez d'accord avec vous: il ne doit pas y avoir beaucoup de candidats à ce poste. S'en prendre plein la figure à chaque incident (qui est médiatisé à outrance), il faut en vouloir.
Ceci étant écrit, les accidents de Eckwersheim et de Brétigny sont intolérables car ils ont été meurtriers. Si, comme l'indique l'article, le réseau est vraiment obsolète, la dette significative et les investissements à mettre en oeuvre considérables, ce n'est pas en changeant la direction générale qu'on résoudra le problème car on peut supposer qu'elle a un plan d'action étalé dans le temps..
Cordialement
a écrit le 29/12/2017 à 10:19 :
Mr. Pepy se trouve dans la postion, inconfortable qu'on le considère à tort comme responsable des politiques erronées de l'Etat, d'avoir négligé l'entretien et la modernisation des réseaux secondaires français de puis plus de 30 ans. On a bien pris un niveau virage dans le bon sens, mais cela ne se fait pas du jour au lendemain, et naturellement avec toute une série de couacs qui tiennent à la complexité de la tâche.
En arrière plan il y a la vraie dette colossale qui se développe à vitesse grand V de la structure " SNCF " qui nécessiterait une hausse des tarifs.
a écrit le 29/12/2017 à 10:04 :
qui dirige vraiment la sncf le pdg nomme par le ministre
ou les presidents de region
ou encore les ministres de tutelles
voir qui a demande la reduction des effectifs
et qui par exemple a signe a modernise la ligne ecole paris bale aux fioul
puis supprimer les subventions sous la pression des ecolos
c'est connu le fioul pollue moin que l'electrique sauf pour les voitures
a écrit le 29/12/2017 à 9:41 :
Et ben dites donc quel cinéma ! Tout ça pour vendre la SNCF aux copains des clopinettes, franchement est-ce bien mature ?
a écrit le 29/12/2017 à 9:34 :
Ce matin, le président de la SNCF dit qu'il "met son mandat à la disposition du gouvernement"... si cela pouvait être vrai ! Il fallait le débarquer depuis longtemps. Quand on dirige une entreprise on encaisse le plus gros salaire mais on doit assumer les échecs surtout lorsqu'ils entraînent des morts.
Dire que Guillaume,Pépy se voit président de la compagnie Air France !
Réponse de le 29/12/2017 à 19:42 :
Fossoyeur plutot . Au fait on ne le voit jamais avec son épouse .
a écrit le 29/12/2017 à 9:04 :
Strasbourg. Consignes ouvertes de 8H30 à 18H30. Il parait pour une question de rentabilité.
La rentabilité c'est de fiabilisé ses clients surtout en période de Noel .... Le train a été flexible, bon marché par le passé. Tout cela c'est fini. D'un côté une offre low cost (avec des contraintes de la préhistoire pour les TGV), de l'autre, des TGV high cost avec quelques billets vendus pas chères qu'il faut prendre le premier jour à minuit pour entretenir l'illusion que le train est accessible...
Les responsables faciles à trouver : technocrates au pouvoir que ce soit à la SNCF ou au gouvernement. Il n'y a pas si longtemps que ça, on a forcé la SNCF a acheter des TGV à la place de train normaux pour sauver Alstom Belfort. Tout se paye un jour....
Réponse de le 29/12/2017 à 19:44 :
Y compris vos trop nombreuses fautes d'orthographe et d'accord .
a écrit le 28/12/2017 à 19:29 :
Ministre des transports voilà un ministère inutile d'ailleurs en dehors de convoquer que peut elle faire RIEN. La SNCF est convoquée depuis des années à chaque "déraillement" du système bilan des convocations RIEN et pour cause les déraillements sont toujours d'actualité.
a écrit le 28/12/2017 à 17:14 :
"Vous vous attacherez à montrer dans quelle mesure le plan de rénovation du réseau (en cours), auquel le gouvernement apporte son soutien, ainsi que le programme « robustesse & information » que vous avez initié permettent d'apporter les réponses suffisantes pour restaurer la confiance dans le système ferroviaire"

Ça ressemble à un intitulé de concours de la fonction publique... mais dans la veine stalinienne de LREM, on impose au candidat la conclusion de l'exercice qui doit être à la fois à la gloire de la ministre et du gouvernement, et une autocritique public pour les condamnés, ce qui est à la fois risible et navrant.

Si pepy et Jeantet voulaient être sévères mais justes, ils démontreraient que le plan de rénovation dont se targue a ministre ainsi que le programme "R&I" n'ont aucune chance d'aboutir du fait de l'impasse financière dans laquelle l'état les a conduit et continue de les maintenir.
a écrit le 28/12/2017 à 17:11 :
C'est la ministre qu'il faut changer,Guillaume Pépy fait avec le budget qui lui est alloué
a écrit le 28/12/2017 à 17:03 :
C'est la ministre qu'il faut changer ,guillaume Pépy fait avec le budget qui lui est alloué
a écrit le 28/12/2017 à 16:55 :
C'est la ministre qu'il faut changer ,guillaume Pépy fait avec le budget qui lui est alloué
a écrit le 28/12/2017 à 15:07 :
La ministre qui convoque son ancien patron, c'est risible.
Réponse de le 28/12/2017 à 17:15 :
Vous ne confondriez pas avec Mme Parly qui fut cadre à la SNCF à 52 000€ mensuels?
a écrit le 28/12/2017 à 12:44 :
M. Pépy dirige cette pétaudière depuis 10 ans. Il s'est maintenu malgré Brétigny, Strasbourg et des pannes gigantesques à répétition.
Il est donc protégé, sans doute bien "logé", et nos politiques veulent probablement éviter le syndrome du "Placard".
En attendant, les usagers prennent leur mal en patience.
Réponse de le 28/12/2017 à 19:08 :
Mr Pepy n'est pas monarque de droit divin.
Il a été nommé par Sarkozy, maintenu par Hollande et confirmé par Macron qui auraient pu le destituer à tout moment.

Je pense surtout qu'il n'y a pas de candidat au poste, de poids, en cas de remplacement et que les présidents ont compris que ça ne changerait rien de patron sans changer de politique du rail.
a écrit le 28/12/2017 à 10:08 :
Si çà se passe comme pour la cour des comptes, il peuvent dormir tranquille.
Recommandation, pas sanction.
a écrit le 28/12/2017 à 9:11 :
.... des dirigeants qui continuent a "diriger " et seront recyclés dans un poste bien juteux avec stocks options et autres friandises a leur sortie !
Pas d'erreur on est bien en France .........
a écrit le 28/12/2017 à 8:23 :
Un peu de modestie MME LA MINISTRE !!!!la pagaille à la SNCF est due aux politiques
qui ont preferé la frime des TGV au detriment des réseaux anciens QUI par exemple a impose à la sncf d'acheter des rames pour faire plaisir à la CGT d'alstom.ET LES REGIMES SPECIAUX DE CETTE ENTREPRISE ????
a écrit le 27/12/2017 à 22:16 :
Une véritable comédie de boulevard sans le plaisir, le rire et le divertissement. Soyons sérieux un p'tit moment... l'État est non seulement actionnaire (donc, en clair, pieds et poings liés) mais il est aussi totalement incapable d'influencer une quelconque gouvernance dans cette faillite organisée. Pas plus que l'État n'est capable de mettre un peu d'ordre (et j'exagère à peine le trait...) dans le foutoir de Renault-Peugeot qui aussi fautifs dans le dieselgate que Fiat ou VW. Qu'on arrête de nous tirer la patte que la SNCF qui est une entreprise en faillite et qui devrait laisser place à la sphère privée même si ça veut dire moins de subventions de l'État pour la maintenir sous perfusion.
a écrit le 27/12/2017 à 21:57 :
En faillite financièrement, et en faillite techniquement. Il faut en tirer les conséquences.
a écrit le 27/12/2017 à 21:49 :
Le problème majeur de la SNCF ( comme ce fut d'ailleurs et ce l'est peut-être un peu moins à AIR FRANCE et comme ce l'est surement à EDF et comme ce le fut à France Telecom que l'on a dégraissé de dizaines de milliers de salariés payés à ne rien faire )
ce sont les milliers de cadres et employés dont la responsabilité est diluée dans une structure héritée des nationalisations ou les syndicats prennent le pas sur les directions et décident de tout : de la définition des postes comme des échelons et de salaires.
Avant qu'une décision soit prise et qu'un ordre soit donné il faut la signature de dizaines de cadres....
Pas étonnant alors que lorsqu'il arrive une panne , un bug voir un accident il faille des heures pour informer les voyageurs et que les informations se contredisent : tout le monde prend le parapluie !
Gabegie ! que seule l'ouverture à la concurrence fera cesser sous peine de disparaitre !
Réponse de le 29/12/2017 à 13:33 :
Et n'est ce pas une gabegie de croire que l'ouverture à la concurrence de tous les services "publics" est la solution miracle à tous les maux? Regardez ce qu'il s'est passé dans la distribution de l'eau où les Suez et autres Veolia ont fait explosé les prix pendant 20 ans, au point que certaines communes aient décidé de revenir à un fonctionnement en régie. L'expérience de certains pays étrangers (comme les US ou l'UK) où le libéralisme est déjà à l'oeuvre dans le ferroviaire, il ne me semble pas que ce soit la panacée. Et dans l'aérien (où il n y a pas les mêmes contraintes d'infrastructure), certes les prix sont très compétitifs, mais cela à grands coups de dumping social, fiscal, et autres subventions...
a écrit le 27/12/2017 à 21:04 :
Encore un petit guelleton en perspective pour les gens d'en haut pour pouffer dss gens qui ne sont rien et autres sans dents.
Réponse de le 27/12/2017 à 23:24 :
Tout a fait : jais pensée qu'ils aller parler du haut du pavé sur les accident << hélas suis je bête << Le Haut du pavé c'est a dire l'autre monde et leurs probabilité >>
a écrit le 27/12/2017 à 20:37 :
Il faut prochainement rediscuter le statut des cheminots, ces articles sur la SNCF tombent à pic pour orienter l'opinion publique et justifier ces réformes ( enfin... “ l'opinion ”vous me comprenez hein...).

De la politique propagandiste de bas niveau comme on savait la pratiquer en Allemagne à une certaine époque.
a écrit le 27/12/2017 à 18:55 :

Encore du baratin de comptoir !!

Peppi était déjà là pour l accident de Brétigny où il y a eu 7 morts
La SNCF était responsable
Manu doit sabrer des têtes sans trembler

Cette ministre dépasse la borne
a écrit le 27/12/2017 à 18:16 :
Il ne fallait surtout pas que sa marche . Ses patrons furent depuis très longtemps acquis au libéralisme , les employés et leur syndicat au socialisme , vous comprenez très bien que les décisions , prises en haut lieu le furent sans concertation d ou les grèves à répétitions
De plus elle fut employée comme paramètre d ajustement avec le TGV , au bénéfice du groupe Alstom , qui lui privatisé versait des dividendes à ses actionnaires .
Bref sa ne marche pas !.. les patrons ont gagnés , circulez si vous le pouvez encore .
a écrit le 27/12/2017 à 18:09 :
La sncf c'est le clubs des bananiers pire qu'une république bananiere et cela dure depuis soixantant vivement la concurrence en 2021 et la fin du monopole sncf quand au gouvernement toujours dans le blabla.
Réponse de le 28/12/2017 à 10:52 :
Personnellement je n'attends rien de la concurrence. Ici il s'agit du réseau qui est par nature monopolistique. Vous avez vu quelque chose de changé vous dans le transport et la distribution de l'électricité depuis qu'EDF est en concurrence ? Par contre là où la ministre a raison, c'est qu'il est nécessaire de réinjecter des compétences techniques de la base jusqu'à la tête pour que cela fonctionne. L'ENA c'est gentil mais les gens qui en sortent ne savent pas ce qu'est un réseau et ne sont pas compétents pour prendre les bonnes décisions.
a écrit le 27/12/2017 à 18:02 :
Ces dirigeants diront à la Ministre : "wath else"...😂😂 et tout continuera ainsi....
a écrit le 27/12/2017 à 17:58 :
Il ne faut rien attendre de l'état actionnaire, car il a aussi une lourde responsabilité sur la gestion de l'entreprise. Cela fait des décennies que nos politicards de tous bords ont fait n'importe quoi !
La priorité a été donnée aux lignes à grande vitesse (LGV) qui ne transportent que 2% des passagers et ont bénéficié de 30 milliards d'euros entre 1990 et 2015, largement responsable de cette obsolescence des infrastructures.
Pas de projection d'avenir, pas d'anticipation, des choix stratégiques inappropriés, voilà où nous en sommes aujourd'hui. Un vrai foutoir !
C'est encore, et encore le contribuable qui va mettre la main au portefeuille devant cette incurie manifeste.....
La dette de la SNCF qui est de plus 40 milliards...va exploser !
a écrit le 27/12/2017 à 17:48 :
"des installations vieilles de 30 ans"

2014:
La SNCF lance des chantiers massifs, dès le mois d'avril, pour rénover ses voies vieilles de plus de 40 ans sur le réseau Paris Saint-Lazare.
a écrit le 27/12/2017 à 17:20 :
Il ne faut pas comparer le modèle Allemand de celui des Français, le notre a été conçu en étoile avec un passage obligatoire par la capitale. Un entonnoir. Le seul moyen réaliser une rocade ferroviaire à la limite de Melun, Massy, Creil et Lagny sur Marne. Tant que cela ne sera pas réalisé, rien ne changera. Ensuite le modèle ferroviaire doit rester indivisible. Et en dernier le modèle ferroviaire doit être géré pas des dirigeants indépendants des pouvoirs politiques.
a écrit le 27/12/2017 à 17:17 :
Quand on veut démolir un entreprise nationale pour la vendre a la découpe, on la sabote et on en dit le plus grand mal, quand on ne lui change pas son nom, afin d’être oublier par ceux qui l'ont financé depuis sa naissance!
a écrit le 27/12/2017 à 17:16 :
Quand on veut démolir un entreprise nationale pour la vendre a la découpe, on la sabote et on en dit le plus grand mal, quand on ne lui change pas son nom, afin d’être oublier par ceux qui l'ont financé depuis sa naissance!
a écrit le 27/12/2017 à 17:12 :
Il ne suffira pas de convoquer tous les mois les dirigeants de la SNCF pour régler les dysfonctionnements, il faudrait tout remettre à plat mais là bon courage, investir suppose de faire payer les trajets voyageurs à leur prix réels.
Réponse de le 31/12/2017 à 12:18 :
bonjour,
il est toujours facile d'être au pouvoir et de demander des comptes.En tant que citoyen, il est de bon ton de rappeler la démocratie mais en tant que "vrai ingénieur" en industrie, il est urgent de rappeler à la "sinistre" qu'elle ferait mieux de comprendre les problématiques complexes liées à un manque d'investissements au bon moment. De plus, il faut arrêter de comparer avec l'Allemagne qui n'a pas une telle avance pour la gestion (Par exemple, il suffit de regarder la politique d'arrêt sur le nucléaire et de voir les centrales fonctionnant avec de la lignite qui est un charbon de mauvaise qualité pour la combustion) et aussi demander à vôtre journaliste de mieux maitriser la syntaxe ainsi que l'orthographe. (j'estime être d'un niveau moyen, ce qui est effrayant de voir de telles erreurs). Bonne soirée du réveillon.

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