Gare Montparnasse : après un retour à la normale, la SNCF doit rendre des comptes

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Suite à la panne, le nouvel exécutif a exprimé sa volonté de donner la priorité aux transports de la vie quotidienne, à l'entretien et à la modernisation des réseaux.
Suite à la panne, le nouvel exécutif a exprimé sa volonté de donner la priorité aux transports de la vie quotidienne, à l'entretien et à la modernisation des réseaux. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Ce mercredi, la situation est rétablie à la gare Paris-Montparnasse après trois jours de chaos. La panne a été identifiée et réglée mardi. Désormais, l'heure est aux explications pour la SNCF. Le gouvernement a d'ores et déjà demandé un rapport et a annoncé que la priorité allait être donnée à la modernisation des infrastructures existantes pour éviter une nouvelle pagaille.

Après trois jours de pagaille, le trafic des trains est revenu à la normale, ce mercredi matin. Au départ et à l'arrivée de la gare Paris-Montparnasse, "la situation est rétablie", a déclaré à l'AFP, un porte-parole de la SNCF. Le premier TGV de la journée, un Paris-Bordeaux à 6h10, est parti sans problème.

La SNCF avait identifié la veille le problème qui a engendré un chaos en plein chassé-croisé des vacanciers dans la gare parisienne desservant la Bretagne et la façade atlantique.

L'incident était dû à un "défaut d'isolement" dans l'alimentation électrique d'un poste de signalisation à Vanves (Hauts-de-Seine), à la sortie sud-ouest de Paris.

Le manque d'informations critiqué

Ces trois jours de perturbations majeures ont conduit le gouvernement à demander des comptes à la SNCF, notamment accusée de communication erratique, et Guillaume Pepy, le patron du groupe, a publiquement exprimé ses "regrets".

Il a reconnu que la SNCF n'avait "pas suffisamment informé les voyageurs sur les développements de l'incident". Le groupe n'avait pu assurer, mardi comme la veille, la circulation que de trois TGV sur quatre sur le réseau Atlantique, certains trains étant reportés sur la gare d'Austerlitz.

"Les clients n'ayant pas pu prendre leurs trains auront 60 jours pour se faire intégralement rembourser, quelles que soient les règles d'après-vente de leurs billets", assure l'entreprise.

Un rapport demandé par le gouvernement

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, estime toutefois que le travail de la SNCF pour gérer cette crise n'a pas été "satisfaisant".

"Des pannes peuvent survenir; tout le monde le comprend. Mais l'information des voyageurs n'a pas été satisfaisante. Les usagers ont reçu des informations contradictoires", a-t-elle dit dans une interview au Parisien, publiée mercredi.

La SNCF publiera vendredi le rapport sur l'incident technique. Le document, demandé par la ministre des Transports, "sera accessible à tous sur notre site dès vendredi", a indiqué Guillaume Pépy dans une interview à Ouest France.

"Après enquête, nous détaillerons précisément les causes de l'incident et formulerons certaines recommandations, qui pourraient aller dans le sens de ce que propose le gouvernement", précise le patron de l'entreprise ferroviaire.

Priorité à l'existant

Le nouvel exécutif entend donner la priorité aux transports de la vie quotidienne, à l'entretien et à la modernisation des réseaux plutôt qu'au lancement de nouveaux grands projets dans les infrastructures de transport.

Cette orientation, tracée par Emmanuel Macron le 1er juillet à l'occasion de l'inauguration des deux nouvelles lignes à grande vitesse Paris-Rennes et Paris-Bordeaux, a été réaffirmée mardi par le Premier ministre Edouard Philippe.

"Il nous faudra (...) consacrer beaucoup plus de moyens à l'entretien des réseaux existants", a-t-il déclaré dans l'après-midi, lors de la séance de questions au gouvernement au Sénat, en évoquant des "progrès considérables à faire" pour la SNCF.

Dans Le Parisien, Elisabeth Borne, précise :

"Nous sommes en train de réfléchir au modèle économique du ferroviaire pour permettre à la SNCF de se consacrer aux transports de la vie quotidienne et de proposer ses TGV à des prix abordables. Ce sera un des chantiers des assises sur la mobilité que je lancerai à la rentrée."

Guillaume Pepy déclare dans les colonnes de Ouest-France accueillir cette approche "avec beaucoup de ferveur". Et d'ajouter : "Je pense que c'est une orientation prioritaire pour la SNCF", estime-t-il.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 03/08/2017 à 8:13 :
" .... "Il nous faudra (...) consacrer beaucoup plus de moyens à l'entretien des réseaux existants" ....
Prenons -les dans la poches des usagers et des contribuables que diable !
C'est ça le secret d'une gestion imaginative !
a écrit le 02/08/2017 à 16:32 :
C'est là qu'on voit les limites des nominations politiques à la tête des entreprises ! Mais c'est pas grave, Pepy retrouvera un poste dans une autre grande entreprise puisque c'est le jeu des chaises musicales entre copains en France :-)
a écrit le 02/08/2017 à 14:47 :
DEPUIS 45 ANS LA SNCF EST UN GOUFFRE FINANCIER POUR L'ETAT POUR LES CONTRIBUABLES, AVEC UN PDG MONSIEUR PEPY A LA GESTION CALAMITEUSE, DES CHEMINOTS CHAMPOIN D'EUROPE POUR LA PLUS FAIBLE PRODUCTIVITE ET POUR LES GREVES, AU SERVICE RENDU MEDIOCRE, DES SYNDICATS CGT FO SUD RAIL... AUX METHODES DE MAFFIEUX... JUPITER MACRON ET PRINCE PHILIPPE II AURONT IL LE COURAGE DE METTRE FIN A CETTE ENTREPRISE BANANIERE ET DE SE FROTTER A SES SYNDICATS PUBLICS VOYOUS ??? REPONSE A LA RENTREE QUI SUREMENT RESTERA SANS REPONSE.................................
a écrit le 02/08/2017 à 13:26 :
Il serai temps de privatiser partiellement cette societe afin qu'elle se recentre sur son activité (et non le bus, et du marketing a deux francs = OUIGO).

Il faut également revenir en arriere et recreer RFF qui a été intégré a la SNCF. Faire payer une redevance et autorisé d'autres operateur sur les liaisons locales.

Virer Pepy qui ne doit sont poste qu'au faite qu'il arrive a tenir les syndicats... (pas juger sur ces résultats).

Obliger la SNCF et l'etat a communiquer sur ce que paye le contribuable (via ses impots) chaque année a cette entreprise

Bref un grand coup de baller!
Réponse de le 02/08/2017 à 22:53 :
Aussi bon connaisseur de la sncf que de l'orthographe.....
a écrit le 02/08/2017 à 13:01 :
Si elle n'était pas en voie d'être privatisé cela serait honteux, mais on fait tout pour la vendre a la découpe sur ordre de Bruxelles pour engendrer la concurrence! Par ignorance, les français s'en font complice et se déleste de ce qui leur appartient!
a écrit le 02/08/2017 à 12:40 :
qui dirige la sncf
la question doit etre bien defini
entre le ministre de tutelle
le 1er ministre les présidents de region
ou le pdg car depuis 2008 et sa prise de fonction
et tous les accidents et incidents les retard quotidien
il semble que la fonction du pdg jamais sanctionne
prouve que la direction de la sncf n'a pas le droit de reformer ou simplement
de gerer l'entreprise
a écrit le 02/08/2017 à 11:51 :
C'est quand l'ouverture à la concurrence?
a écrit le 02/08/2017 à 10:37 :
Dans n'importe quel pays developpe le responsable aurait ete vire apres un pareil scandale. La sncf s'excuser a la rigueur, les mots ne pesent guere.
La France est dans la melasse, jusqu'ou cela va t-il aller ? Bonne question, il arrivera ou les francais en auront vraiment assez, la, ca chauffera.
Réponse de le 02/08/2017 à 11:08 :
Il y a quelques années on avait demandé à un responsable d'un pays plus efficace que le nôtre la raison de cette différence et il avait répondu : En France quand il y a un problème, on cherche un responsable ; chez nous on cherche une solution.
Réponse de le 02/08/2017 à 22:03 :
Vous voyez beaucoup de responsables virés en France vous? on vire jamais les responsables incompétents chez nous c'est le problème de ce pays.Certains responsables empêchent les solutions par leur incompétence!
Réponse de le 03/08/2017 à 10:34 :
@celui qui m'a répondu
Vous avez raison mais ce n'est pas en remplaçant un incompétent (supposé) par un autre qu'on avancera. De plus cela présente le grave inconvénient de faire croire que c'est le chef qui fait tout alors que la vraie efficacité est dans la collaboration.
Dans le même ordre d'idée, je lis :
Dans Le Parisien, Elisabeth Borne, précise :
"Nous sommes en train de réfléchir au modèle économique du ferroviaire ...
N'aurait-on pas du y réfléchir depuis longtemps ? Et "Bruxelles" nous en laisse-t-il le droit ?
a écrit le 02/08/2017 à 9:41 :
Incroyable ! Comment le système d'un centre névralgique de signalisation ne dispose-t-il pas d'un système de reprise à chaud en cas de panne du primaire ?! En terme de stratégie industrielle, c'est inacceptable !!! C'est de l'inconscience. Des têtes doivent tomber !!!
Et rien à faire des excuses... Au fait, IMPOSSIBLE de se faire rembourser via internet, le site SNCF ne permet pas de le faire !!!! HONTEUX CETTE SNCF MAFIEUSE
Réponse de le 02/08/2017 à 9:54 :
Vous n'avez pas pu vous faire rembourser du coup des "têtes doivent tomber", elle a l'air vraiment sympa votre vie en fait sans aucun souci au final ?

Ha la la, je sais bien pourquoi je ne les lis pas d'habitude les commentaires liés à la sncf mais vivement que le pétrole soit anéanti.
Réponse de le 02/08/2017 à 10:42 :
Votre remarque est intéressante; c'est un problème de fiabilité humaine qui se traduit par un cout que la SNCF ne peut plus assurer, surtout en comparaison du transport par route. C'est un problème à étudier.
Réponse de le 02/08/2017 à 13:28 :
C'est quoi le rapport avec le petrole et un monopole d'etat mal géré
Réponse de le 02/08/2017 à 17:10 :
"C'est quoi le rapport avec le petrole et un monopole d'etat mal géré "

ah les obsessions...

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