Incident à Montparnasse : le président de SNCF Réseau convoqué par Elisabeth Borne

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La panne informatique à l'origine d'une interruption du trafic en gare Montparnasse a été réparée dimanche soir, ouvrant la voie à un rétablissement de la circulation des trains  lundi matin, a-t-on appris auprès de la SNCF.
La panne informatique à l'origine d'une interruption du trafic en gare Montparnasse a été réparée dimanche soir, ouvrant la voie à un rétablissement de la circulation des trains lundi matin, a-t-on appris auprès de la SNCF. (Crédits : ERIC GAILLARD)
Le nouvel incident qui a paralysé dimanche la gare de Paris-Montparnasse est inacceptable, a déclaré dans la soirée la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a convoqué le PDG de SNCF-Réseau pour des explications.

Quatre mois après l'énorme incident qui a bloqué longuement le trafic en gare de Paris-Montparnasse, la SNCF a été confrontée à une nouvelle panne dimanche. De quoi faire monter au créneau la ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui a convoqué lundi le PDG de SNCF Réseau pour lui demander des explications et ce alors que l'entreprise a lancé un programme de refonte de ses systèmes d'information qui prendra deux ans et coûtera quelque 150 millions d'euros.

"Ce nouvel incident est inacceptable, quelques mois seulement après celui de juillet et alors que les travaux étaient pourtant prévus de longue date, indique dimanche soir un communiqué du ministère. Elisabeth Borne a donc convoqué Patrick Jeantet, Président directeur général de SNCF Réseau, ce lundi à 9h00 au Ministère, afin qu'il lui expose les raisons de ce nouvel incident et les mesures qu'il propose pour en tirer les conséquences."

"Si l'incident d'aujourd'hui a encore pénalisé de trop nombreux voyageurs, la mise en place immédiate d'un plan de remplacement, notamment vers la Gare d'Austerlitz, a permis de mieux maîtriser les conséquences de l'incident", indique néanmoins le communiqué.

L'Etat a de son côté déclenché le plan PEGASE (Plan contre l'engorgement des gares en situation exceptionnelle) pour permettre aux voyageurs qui arriveront tardivement en gare d'avoir des solutions pour rejoindre leur domicile.

Retour à la normale lundi en début de matinée

La panne informatique à l'origine d'une interruption du trafic en gare Montparnasse a été réparée dimanche soir, ouvrant la voie à un rétablissement de la circulation des trains  lundi matin, a-t-on appris auprès de la SNCF.

Apparu aux alentours de 13h30, un "bug informatique" rendait impossible la signalisation et l'aiguillage des trains et a empêché tout départ et toute arrivée pendant plusieurs heures. Des trains vers trois destinations, Nantes, Bordeaux et Rennes, ont été affrétés au départ de la gare d'Austerlitz.

"Un bug informatique s'est déclaré à la suite de travaux d'aménagement des voies", a déclaré Didier Bense, directeur général SNCF Réseau Île-de-France, à des journalistes.

L'été dernier, un défaut d'isolation dans l'alimentation électrique d'un poste de commande de signalisation à Vanves (Hauts-de-Seine) avait fortement perturbé le trafic pendant trois jours à la gare Montparnasse, en pleine période de départs en vacances.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/12/2017 à 17:28 :
Ce qui est marrant c'est gràce à la Sncf de l'époque pendant la guerre 14/18 sous la houlette de Raoul Dautry que nous n'avons pas perdu cette guerre.
Il y a quelque temps j'ai été voir les techniciens s'activer, comme je faisais le même taf en usine, j'ai été choqué par leur suffisance!, quand on sait tout c'est qu'on ne sait rien, quand on ne sait rien, on sait qu'on ne va pas tarder à apprendre.
Et puis du vieux matos de plus 50 ans ça se met au recyclage, on mélange pas avec du neuf.
a écrit le 05/12/2017 à 11:21 :
quand vas t'on virer ce staff de dirigeants incompétent
et jamais responsable des incidents voir des accidents
et aller debaucher le numero deux de chemins de fer japonais
pour redresser cette entreprise
a écrit le 04/12/2017 à 18:38 :
C'est une habitude à la SNCF : c'est le bordel organisé ...! Vous verrez, il y aura d'autres mésaventures qui suivront...
Ce qui est inadmissible, c'est de constater de voir tous ces gens qui gravitent autour de la direction générale, avec tous ces diplômés HEC, Science po etc... et qui ne connaissent absolument rien au métier des cheminots !!!!
N'est ce pas incroyable ...La soupe est bonne .!
a écrit le 04/12/2017 à 18:13 :
Ce n'est pas lui qu'il fallait convoquer.....😁 mais l'autre, le même qui est depuis des années à la même place, il doit avoir de très bons copains et dans tous les partis...😂
a écrit le 04/12/2017 à 17:32 :
Voila ce qui coûte cher à la SNCF ,le salaire de ses cadres dirigeants qui se sont multipliés comme des petits pains depuis plusieurs années au détriment des cheminots sur le terrain :

La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros... et pourrait atteindre les 63 milliards en 2026. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic. C'est ce qu'il ressort de la déclaration d'intérêts de la ministre, transmise en plein creux du mois d'août, après l'immense majorité de ses collègues, et publiée ces derniers jours sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Son poste dans l’entreprise publique lui avait déjà rapporté des sommes rondelettes en 2016 : 365.961 euros, soit 30.496 euros net mensuels. Grâce à de sympathiques revenus complémentaires, obtenus via une présence aux conseils d'administration de plusieurs sociétés, comme Ingenico, Altran, Zodiac Aerospace ou BPI France - pour un total de 139.119 euros en 2016 -, plus quelques milliers d'euros de dividendes perçus de ces sociétés, Florence Parly apparaît comme la ministre la mieux rémunérée du gouvernement en 2016 et en 2017.
Réponse de le 04/12/2017 à 18:07 :
n'oubliez pas Martin VIAL ( Mr Parly )dans vos additions .
a écrit le 04/12/2017 à 17:24 :
Si ce Monsieur avait un tout petit peu d'éthique , il aurait du démissionner hier .
a écrit le 04/12/2017 à 15:15 :
le vrai coût du rail : Quand tu vois que pour aller dans les alpes , il te demande 120 euros. Non mais c'est une blague. Et ne parlons des différences de tarif entre deux voyageurs assis cote a cote
a écrit le 04/12/2017 à 14:52 :
voila le resultat quand une entreprise et gerée par des fonctionnaires
ex l"annee derniere les politiques pour faire plaisir a la CG,T ont impose à la SNCF d'acheter des wagons dont ils n'ont pas besoin apres naturellement pas de fonds pour l'entretien !!!de meme certaines lignes TGV !!!DU CLIENTELLISME
a écrit le 04/12/2017 à 13:56 :
On nous cache le vrai coût du rail.
L'usager voit le prix du billet qu'il paie; il ne voit pas ce qu'il paie à travers des subventions publiques, souvent au niveau des régions. Il sait vaguement qu'il y a un dette colossale liée au réseau ferré. Et là on a de plus en plus de preuves que le réseau est vétuste et qu'il a manqué d'entretien pendant des décennies. Personne n'a chiffré le coût de la remise en état? On ne veut pas en parler.
a écrit le 04/12/2017 à 11:50 :
Inacceptable, mais bien sûr.

40 ans de sous investissement de la part de l'état et maintenant c'est inacceptable.
Quand on ne sait pas de quoi on parle, on hurle.

Ce qui aurait été inacceptable c'est qu'un accident se produise, pas que la sncf protège ses clients
a écrit le 04/12/2017 à 11:45 :
"L'art est difficile, mais la critique ministérielle est aisée"...

Cela fait mauvais genre mais il faut imaginer ce que ce sera quand le réseau sera totalement explosé avec des gestionnaires/propriétaires de gares qui n'auront plus rien à voir avec les gestionnaires des rails qui n'auront plus rien de commun avec les entreprises qui feront rouler les trains (sans compter que d'ici là les conducteurs des trains seront probablement sous-traités à une autre compagnie qui sera encore différente de celle qui entetiendra le matériel roulant ...).

Le réseau SNCF a été maltraité depuis des décennies, ce n'est pas une surprise; D'où des pannes à répétition, des ajustements compliqués, quand ce n'est pas des cadavres, comme à Brétigny.

Mme Borne peut convoquer le directeur de la SNCF réseau toutes les semaines, ca n'avancera à rien.
a écrit le 04/12/2017 à 9:52 :
De toutes façons il faut bien que ces décennies d'efforts à discréditer le train finissent par une privatisation à bon prix aux copains qui fera tant plaisir à l'oligarchie européenne hein.

On nous prend pour des gonds.

"Quand l’État français sabote le train" https://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55773
Réponse de le 04/12/2017 à 10:15 :
Pas la peine que l' oligarchie européenne cherche à discréditer le train, la SNCF y arrive très bien toute seule (prix, service, grève, ...)
Réponse de le 04/12/2017 à 13:06 :
@Citoyen blasé,

Tout à fait juste. Effectivement, quand on y pense, ça a vraiment l'air d'un plan de pourrissement délibéré pour finalement privatiser la SNCF aux copains.
Réponse de le 04/12/2017 à 13:09 :
Tiens le soldat néolibéral a fait supprimer mon commentaire, tss tss...

Donc vous affirmez que c'est la sncf qui est incompétente, je vous dis que c'est l'état français qui volontairement a dépecé les rails.

Vous ne proposez aucun lien comme à chaque fois, vous devez penser avoir la science infuse, et moi je vous en offre un second.

Je ne vois pas du tout ce qu'il y avait de censurable dans cette réponse, merci.

"L’État supprime les trains de nuit, l’un des modes de transport les plus écolos" https://www.bastamag.net/La-suppression-des-trains-de-nuit-est-elle-compatible-avec-l-accord-de-Paris

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