Le président avait promis en septembre dernier un « Pass rail » inspiré du modèle allemand, qui permet de voyager sur tous les réseaux urbains et trains régionaux du pays pour 49 euros par mois. Disponible à partir de ce mercredi, le dispositif, qui ne concerne que les jeunes de 16 à 27 ans pour un mois cet été en France, est finalement bien moins ambitieux qu'annoncé.L'engagement d'Emmanuel Macron sur le « Pass rail » a-t-il vraiment été tenu, comme l'a affirmé le président mardi sur les réseaux sociaux ? Interrogé en septembre dernier par le youtubeur HugoDécrypte sur le « Deutschlandticket », un abonnement qui, depuis le 1er mai 2023, permet de voyager en Allemagne sur tous les réseaux urbains (métro, bus, tramways) et dans les trains régionaux du pays pour 49 euros par mois, le chef de l'Etat s'était dit « favorable » à mettre en place « le même dispositif » en France. « Toutes les régions qui sont prêtes à le faire avec l'Etat, banco », avait-il déclaré.
C'est finalement un pass rail très restreint dont Emmanuel Macron a annoncé le lancement à partir de ce mercredi. Ce dispositif, financé par l'État et les régions, ne concerne que les jeunes entre 16 et 27 ans, n'est valable que pour une durée d'un mois entre le 1er juillet et le 31 août 2024 et ne s'applique que sur les TER et Intercités.
Les voyages en TGV, y compris les Ouigo, ne sont pas couverts par le pass rail. Les déplacements entre gares d'Ile-de-France non plus. Le ministère de la Transition écologique précise toutefois sur son site que « les TER régionaux qui desservent Paris sont inclus, ainsi que certaines villes d'Ile-de-France (par exemple : Versailles, Rambouillet, Longueville, Château Thierry, Mantes la Jolie, etc.) ».
«Le seul point commun avec l'Allemagne, c'est le montant : 49 euros par mois», ironise Gilles Laurent, vice-président de la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT) Hauts-de-France. «Ça partait d'un bon sentiment mais ça s'est un peu dégonflé à la manière d'une baudruche par rapport à l'ambition initiale.»
Un trajet par jour depuis la même ville
Car les restrictions ne s'arrêtent pas là. Gilles Laurent se dit « surpris des conditions de souscription et de fonctionnement » dévoilées mardi. Selon le ministère de la Transition écologique, le dispositif est limité à « un trajet par jour maximum au départ de la même ville (y compris en cas de correspondance) », à « un trajet par jour maximum sur un même créneau horaire » et à la « réservation de six billets simultanés à venir maximum ».