Perquisition au siège d'Uber France

Le siège parisien d'Uber France a été perquisitionné lundi dans le cadre d'une enquête sur son service controversé UberPop, a indiqué la société à l'AFP mardi.
Lors de cette perquisition, la police a saisi des téléphones portables mis à disposition des chauffeurs professionnels pour les mettre en relation avec les clients d'Uber
Lors de cette perquisition, la police a saisi des téléphones portables mis à disposition des chauffeurs professionnels pour les mettre en relation avec les clients d'Uber (Crédits : Reuters)

Voilà qui doit réjouir taxis et autres VTCistes. Le siège parisien d'Uber France a été perquisitionné lundi 16 mars. Les locaux de la filiale française du géant américain de la location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), situés dans le 19ème arrondissement de la capitale, ont été perquisitionnés sur ordre du parquet de Paris, a précisé un porte parole d'Uber France.

Selon le mandat, "pas particulièrement clair et défini" d'après cette source, la justice enquêtait sur l'une des activités controversés d'Uber : son application pour smartphones UberPop. Ce service met en relation des particuliers et des conducteurs non professionnels, ce qui est interdit depuis le 1er janvier 2015, date d'entrée en vigueur de la loi dite "Thévenoud".

"Tentative d'intimidation"

Lors de cette perquisition, la police a saisi des téléphones portables mis à disposition des chauffeurs professionnels pour les mettre en relation avec les clients d'Uber, a-t-il ajouté.

L'entreprise considère cet épisode comme une nouvelle "tentative d'intimidation", a-t-il indiqué, alors que plusieurs dizaines des conducteurs non professionnels d'UberPop ont été verbalisés depuis le début de l'année.

"Nous voyons dans cette perquisition une action disproportionnée, menée sur des bases légales fragiles", a réagi le patron d'Uber France, Thibaud Simphal, interrogé par L'Obs.

Deux QPC et deux plaintes

Uber conteste depuis plusieurs mois la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui encadre l'activité des VTC. La filiale française a ainsi déposé deux questions prioritaires de constitutionnalité (QPC), sur l'usage de la géolocalisation et la fixation des tarifs, qui ont été transmises vendredi par la Cour de cassation au Conseil constitutionnel.

Par ailleurs, la maison-mère américaine a déposé deux plaintes contre la France auprès de la Commission européenne, afin d'obtenir l'annulation de la loi Thévenoud.

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>>> Voir aussi de Thibaud Simphal était l'invité du Club Entreprise La Tribune-Chambre de commerce de Paris Île-de-France vendredi 13 février. Retrouvez la vidéo intégrale de l'événement sur latribune.fr, rubrique Live Media.

Flash interview de Thibaud Simphal, directeur général d'Uber France. / L. Lequien

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Commentaires 8
à écrit le 18/03/2015 à 16:08
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Tonygencil rachète Uber ?

à écrit le 18/03/2015 à 15:49
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Quoique quand on voit l'état de certains taxis et la tenue du chauffeur ca ne donne pas non plus envie d'utiliser ce mode de transport.

à écrit le 18/03/2015 à 11:00
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Ils créent des emplois sur un secteur très cadré. Le problème est qu'il y a une limite à tout et Uber veut faire exploser le secteur des taxis avec un risque à un moment donné de mettre au chômage les chauffeurs de taxis qui sont assurés, formés et e...

à écrit le 18/03/2015 à 10:52
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D'où il est une fois de plus utile de répéter que la grande majorité des "inventions" américaines sont avant tout des sources de problèmes. De Facebook à Twetter, en passant par Coca-Cola et MacDonald, pour finir par exemple avec Monsanto, il n'y a p...

le 18/03/2015 à 12:32
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vous oubliez internet que vous utilisez tous les jours !

le 19/03/2015 à 16:07
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@Orda Si vous voulez parler du web que vous utilisez tous les jours alors celui ci a été inventé au Cern en Suisse. Le web n'est qu'une application d'internet parmi beaucoup d'autres mais je ne pense pas que vous utilisiez beaucoup d'autres applicat...

à écrit le 18/03/2015 à 9:32
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C'est comme même un comble , ils ne respectent pas la loi , ne paye ou paye très peu d'impôts en france , exploitent des demandeurs d'emploi et il faudrait les remercier , uber go home

le 18/03/2015 à 12:55
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Si seulement tous les utilisateurs d uber et compagnie serai ce qui ce trame derrière cette société de spoliateur... Mais les journalistes ne font pas leur boulot ne font aucun travail de fond c est malheureux quand même.

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