La décarbonation du maritime passe par de nouveaux modèles de propulsion, gaz vert et propulsion hybride, mais aussi par l'accès à une électricité renouvelable. Pour que les navires puissent couper les moteurs, réduire leurs émissions polluantes et s'alimenter en électricité verte même à l'arrêt, l'électrification des quais est un enjeu majeur pour les ports et les compagnies maritimes.
Propriétaire de 21 ports dont les grandes places de Brest, Lorient, Saint-Malo ou Roscoff-Bloscon (commerce et pêche), la Région Bretagne s'attèle à ce chantier de verdissement des usages. La Société portuaire Brest Bretagne (SPBB) affiche une ambition volontariste dans son plan d'entreprise. Les ports de Saint-Malo et de Roscoff sont pour leur part contraints par le règlement européen dit AFir sur l'électrification, dont l'échéance est fixée à 2030. Ces deux places, situées sur le réseau des corridors de transports transeuropéens (RTE-T) accueillent, entre autres, l'activité fret et passagers de la Brittany Ferries.
Pour la compagnie bretonne, le 12 février 2025, date de la mise en service du Saint-Malo sur la liaison quotidienne Saint-Malo / Portsmouth, marquera d'ailleurs une étape symbolique. Premier et plus grand ferry européen à propulsion hybride (GNL & électrique, au lieu du gasoil), ce navire pourra à terme, grâce à l'électrification des quais, entrer et sortir du port « sans aucune émission de particules » font valoir la compagnie et le Conseil régional, partenaires dans la société d'affrètement Somabret.