Pour financer le rail et la route, les régions ciblent le pactole des autoroutes
César Armand
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Les péages autoroutiers, une manne sur laquelle les régions rêvent de mettre la main.
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Les péages autoroutiers, une manne sur laquelle les régions rêvent de mettre la main.
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Interrogez n'importe quel Français sur la collectivité qui gère sa route ou son mode de transport, il n'est pas sûr qu'il vous donne la bonne réponse. La loi d'orientation des mobilités de 2019 a confié aux intercommunalités - communautés d'agglomération, communautés urbaines et métropoles - le rôle de la mobilité urbaine et aux conseils régionaux la compétence des services d'intérêt régional.
Autrement dit, les régions financent le transport public non-urbain - ferroviaire, à la demande et scolaire - ainsi que des services de mobilités actives et partagées : autopartage, covoiturage, bicyclette, pistes cyclables... Depuis l'adoption du budget 2025, elles ont même la possibilité de lever un nouvel impôt, le versement mobilité régional, sur les entreprises privées et publiques d'au moins 11 salariés.
Sauf que les intercos et les régions ne sont pas les seules sur ce terrain. L'Etat co-finance les politiques publiques locales en question dans le cadre de contrats de plan Etat-région (CPER). Il est, de même, censé assurer, via SNCF Réseau, la gestion et la maîtrise d'ouvrage du développement et de la modernisation du réseau ferroviaire national. L'Etat a en outre concédé 90 % des routes nationales à des acteurs privés.
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Reste que ce modèle à trois têtes est à bout de souffle. Il manque 3,5 milliards d'euros chaque année pour le rail et la route, selon le ministre des Transports Philippe Tabarot Le gouvernement conduit donc en ce moment une conférence de financement des mobilités, présidée par l'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau. Lancée à Marseille lundi 5 mai, elle se poursuit sous la forme d'ateliers, auxquels participent les élus locaux concernés.
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