Il avait été défendu bec et ongles par la présidente PS de l'association d'élus Régions de France. Mais décidément, le nouveau versement mobilité régional ne fait pas recette chez les homologues de droite de l'Occitane Carole Delga. Après Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, Hervé Morin en Normandie, Christelle Morançais dans les Pays de Loire et Fabrice Pannekoucke en Auvergne-Rhône-Alpes, c'est au tour du patron du Grand Est d'appuyer sur le frein. Un revirement surprise.
Franck Leroy se montrait pourtant jusqu'ici très favorable à cette taxe de 0,15 % (maximum) sur la masse salariale des entreprises censée financer le développement des futurs RER urbains (alias SERM). Depuis le feu vert de la loi de finances, il semble moins allant. Interrogé par La Tribune, son vice-président (LR) aux Transports indique que la mesure ne s'appliquera pas dans le Grand Est... au moins cette année. « Les choses restent ouvertes, précise Thibaud Philipps. Nous adhérons toujours au principe mais nous nous laissons du temps pour discuter avec les entreprises afin de trouver une forme de donnant-donnant. » Pas facile en ces temps économiques difficiles.
Dans le Sud aussi, la situation reste incertaine. Renaud Muselier affirme être « plutôt pour », mais nous précise qu'il réunira « le patronat » avant d'arrêter sa décision. Ledit patronat étant vent debout, il est peu probable que le chemin de l'intéressé soit pavé de roses.
Nathalie Jourdan, Florence Falvy, Pascale Paoli Lebailly, Emma Rodot, Alexandre Schmitt