Depuis le début du procès sur l'accident du vol Rio-Paris il y a une semaine, il est parfois dur de s'y retrouver au sein du Tribunal de justice de Paris. L'émotion et la tension palpables lors de l'ouverture le 10 octobre, après treize ans d'attente pour les familles, puis la technicité des témoignages d'experts qui ont suivi, avaient de quoi perturber les auditeurs les plus aguerris. Pourtant, aidée de ses deux assesseurs, la juge Sylvie Daunis, première vice-présidente du Tribunal judiciaire de Paris et présidente de la 31e chambre correctionnelle, impressionne depuis le début des audiences. Très bien préparée et à l'écoute, elle a aussi montré qu'elle savait prendre des décisions fortes. Il faut dire qu'elle n'en est pas à son premier procès médiatique, ni aéronautique.
Et cela a été le cas sur un élément extrêmement sensible : la diffusion ou non de l'enregistrement sonore dans le cockpit réalisé par les boîtes noires (plus exactement par le cockpit voice recorder), à la demande des parties civiles. Après un délai de réflexion relativement court, Sylvie Daunis a autorisé l'écoute de cette bande afin d'aider à la compréhension des faits. Ce sera fait ce lundi en début d'après-midi.