Vol Rio-Paris : le président d'Airbus chahuté au premier jour du procès de l'AF447
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Le procès du Rio-Paris est désormais ouvert au Tribunal correctionnel de Paris.
Eric Gaillard
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Le procès du Rio-Paris est désormais ouvert au Tribunal correctionnel de Paris.
Eric Gaillard
S'il a fallu attendre treize ans, c'est quasiment à la minute près, et devant une salle d'audience quasiment comble, que s'est ouvert le procès d'Airbus et d'Air France, ce lundi au Tribunal correctionnel de Paris. Les deux groupes phares du transport aérien y comparaîtront jusqu'au 8 décembre pour homicides involontaires suite à l'accident du vol Rio-Paris, la disparition d'un Airbus A330 d'Air France le 1er juin 2009. Et s'ils sont deux sur le banc des accusés, c'est clairement Airbus qui fait office de coupable désigné dans les travées du tribunal.
La séance a débuté par l'appel à la barre de Guillaume Faury, président exécutif d'Airbus, et d'Anne Rigail, directrice générale d'Air France. Après avoir décliné leur identité, les deux dirigeants sont restés debout au centre de la salle d'audience, pour faire face à l'énumération des noms des 216 passagers et 12 membres d'équipage disparus par la juge et ses deux assesseurs. L'émotion s'est faite particulièrement forte lorsque les magistrats répétaient trois ou quatre fois de suite le même patronyme, synonymes d'une famille disparue.
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Après la lecture du rapport exposant les faits et une courte suspension d'audience, la tension est montée d'un cran au moment de la prise de paroles de deux accusés. Anne Rigail et Guillaume Faury ont tour à tour fait le choix de faire une déclaration avant de confirmer leurs choix de plaider la relaxe, affirmant à nouveau n'avoir commis aucune faute pénale à l'origine de cet accident.