Résultats : la SNCF retrouve la croissance au 1er semestre

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(Crédits : Stephane Mahe)
La SNCF affiche un bénéfice net de 119 millions d'euros, et laisse derrière elle sa perte de l'an passé, bénéficiant de la croissance de ses activités logistiques et voyageurs, en particulier du TGV qui retrouve la santé.

Le chiffre d'affaires du groupe SNCF est en croissance de 3,7%, à 16,6 milliards, et la marge opérationnelle progresse également de 16% à 1,9 milliard d'euros.

"Le niveau de marge opérationnelle avait été vraiment catastrophique au premier semestre 2016, puisqu'il y avait eu les attentats, les inondations, les grèves. Il était en gros à 4%, c'était un point bas historique. Il est aujourd'hui à 12,5%", a déclaré à l'AFP le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

La SNCF annonce par ailleurs 400 millions d'euros de gains de productivité sur ces six mois, soit plus de la moitié de l'objectif annuel de 670 millions.

Les trafics TGV en France, à la peine depuis plusieurs années après avoir été la vache à lait de la SNCF, sont en hausse de 8,4% sur ces six premiers mois, et le chiffre d'affaires augmente de 5,9%.

M. Pepy, attribue ce regain de vitalité à "la croissance économique en France, qui est de retour". "On a l'habitude de dire que quand vous avez un point de croissance, vous avez deux points de croissance des trafics TGV", a-t-il précisé.

Mais il est aussi dû aux nouvelles offres TGV, et notamment à la multiplication des petits prix. Ainsi, l'offre low-cost Ouigo, qui va désormais à Strasbourg et à Bordeaux, a progressé de 20% par rapport à la même période l'an passé. La rentabilité du TGV s'améliore également, avec une marge opérationnelle autour de 13% du chiffre d'affaires. Ce qui n'est toutefois pas suffisant pour financer, notamment, l'achat de nouvelles rames :

"les experts s'accordent à dire que pour que l'activité puisse renouveler son appareil de production, il faut qu'on soit aux alentours de 18-19%", a détaillé Guillaume Pepy.

Une dette abyssale pour SNCF Réseau

Guillaume Pepy reste toutefois prudent sur ses prévisions pour l'ensemble de l'année, "parce que dans ce premier semestre, qui est un bon premier semestre, il y a un effet de correction par rapport à 2016".

"Ce qui est sûr c'est qu'au deuxième semestre, la croissance ne peut pas être la même. On sera certainement en progression, en tout cas on fait tout pour, mais on va se comparer à un deuxième semestre 2016 qui était plutôt encourageant", continue le président du groupe.

L'ensemble des activités de transport de voyageurs et de logistique, regroupées au sein de SNCF Mobilités, sont en amélioration, mais la base de comparaison est particulièrement basse, puisque les résultats du premier semestre 2016 avaient été pénalisés par les attentats, grèves et inondations. Les résultats de SNCF Mobilités s'améliorent donc cette année, avec un bénéfice net de 338 millions d'euros (perte nette de 25 millions l'an passé), et un chiffre d'affaires en croissance de 4,1%, à 15,7 milliards d'euros. La marge opérationnelle s'améliore également, et passe de 743 millions d'euros (4,9% du chiffre d'affaires) à 1,1 milliard (7,5%).

Le gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau, en revanche, est toujours dans le rouge, avec une perte nette de 97 millions d'euros, en amélioration toutefois par rapport au premier semestre 2016. Son chiffre d'affaires progresse de 0,8%, à 3,2 milliards, et sa dette se creuse encore, pour atteindre 46 milliards d'euros. Au cours de ces six mois, 2,3 milliards d'euros ont été dépensés pour moderniser et rénover le réseau ferroviaire, dont 1,6 milliard financé par SNCF Réseau. Le contrat de performance signé en avril avec l'Etat, et qui planifie à 10 ans les investissements, prévoit de dépenser 34 milliards d'euros entre 2017 et 2026.

(avec l'AFP)

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a écrit le 29/07/2017 à 8:29 :
Le " bénéfice " dépend du prix de location payé pour les voies. Et on constate qu'à présent il est en dessous des niveaux européens, pour ne pas dire en dessous du seuil de rentabilité des voies. Alors le " bénéfice " est tout théorique, pour la galerie.....
a écrit le 28/07/2017 à 20:58 :
Avant de vous gargariser sur ces résultats (qui ne tiennent pas compte de la dette de SNCF réseaux par ailleurs), prenez le train tous les jours comme moi sur l'axe Rouen-Paris. Trains sales, pas entretenus, avec toilettes inopérantes 70% du temps (en étant optimiste), retards réguliers toujours pour des motifs divers (problème caténaire, train en panne, sortie tardive du dépôt, etc etc). C'était tellement peu fiable et calamiteux que j'ai laissé tomber et fini par prendre la voiture. Et évidemment, le personnel semblait peu concerné par cet état de choses déplorable.
a écrit le 28/07/2017 à 16:50 :
Vaut mieux en rire : surendetté, faible productivité, service médiocre, champion d’Europe des retards, champion mondial des grèves... A la libéralisation des chemins de fers en 2021 la SNCF va explosé et sera en quasi faillite pour le plus grand bonheur des contribuables usagers clients et le P-dg Pepy bientôt à la retraite aura la médaille du plus mauvais gestionnaire d'entreprise de France ... LOL !!!!
Réponse de le 29/07/2017 à 14:22 :
Pourquoi tant de SNCF-haine ? Bien sûr qu'ils ne sont pas les champions d'Europe des retards. Vous préférez les trains britanniques ? Arrêtons le fr-bashing masochiste. Inexact, improductif, ridicule.

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