SNCF : les systèmes de sécurité embarqués, ces freins persistants à l'arrivée de concurrents
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Les héritages du monopole de la SNCF continuent de peser sur l'ouverture à la concurrence.
Stephane Mahe
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Les héritages du monopole de la SNCF continuent de peser sur l'ouverture à la concurrence.
Stephane Mahe
L'Autorité de régulation des transports (ART) ne lâche pas le morceau. Quelques mois après avoir publié une étude sur l'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire français, qui dénonçait de nombreux freins persistants à l'entrée sur le marché, elle en remet une couche avec un nouveau rapport, cette fois ciblé sur la grande vitesse. Plus précisément, l'instance présidée par Bernard Roman estime que la difficulté à acquérir et intégrer les systèmes de sécurité embarquée, nécessaires pour circuler sur le réseau hexagonal, constitue « des freins voire des barrières techniques à l'entrée » de nouveaux opérateurs. De fait, elle établit un ensemble de 18 recommandations, qui vient s'ajouter à la quarantaine déjà formulées cet hiver.
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Système de signalisation européen qui doit ouvrir les portes de l'interopérabilité au niveau continental, l'ERTMS (dit « système de sécurité de classe A ») ne livrera ses promesses que dans les prochaines décennies. En attendant, les systèmes de contrôle-commande et de signalisation nationaux (dits « systèmes de sécurité de classe B ») vont perdurer, seuls ou en cohabitation avec le système commun. Ce sera tout particulièrement en France, où le déploiement de l'ERTMS « apparaît en retard par rapport aux réseaux ferrés des pays voisins et sera vraisemblablement très progressif ».