Taxe sur le transport aérien : la bataille des chiffres est engagée
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Le secteur aérien dénonce les effets à venir de la fiscalité renforcée sur le secteur.
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Le secteur aérien dénonce les effets à venir de la fiscalité renforcée sur le secteur.
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La cible ne devrait pas bouger : le gouvernement veut récolter un milliard d'euros de recettes supplémentaires en augmentant sensiblement la fiscalité du transport aérien. Le véhicule est également choisi avec la taxe de solidarité sur les billets d'avion (TSBA). La mesure doit désormais être officiellement lancée par amendement au projet de loi de finances (PLF) 2025 la semaine prochaine.
Mais Bercy, qui a la main sur ce dossier, doit encore en définir les modalités. Chaque camp s'est donc lancé dans un important travail de lobbying pour faire entendre sa voix d'ici là et tenter d'influer sur le texte qui sera débattu au Parlement et a fortiori sur la décision finale. Des rendez-vous sont ainsi déjà fixés avec le gouvernement. L'application pourrait, quant à elle, intervenir au 1er janvier 2025 ou au 1er avril avec un taux possiblement ajusté pour compenser le premier trimestre.
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Afin de boucler sa mesure, le gouvernement a confirmé à l'occasion de la présentation du PLF jeudi dernier que ses services menaient actuellement une étude d'impact. Ce qu'il n'avait pas fait en amont de sa décision de faire peser une taxe supplémentaire sur le transport aérien. Selon Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam) et PDG de la compagnie Corsair, celle-ci va porter sur les modalités d'application et non sur les conséquences. De fait, en compagnie de Thomas Juin, président de l'Union des aéroports français (UAF) et de l'aéroport de La Rochelle, il a dégainé des chiffres sur l'impact possible d'une telle mesure sur le transport aérien français ainsi que sur le secteur connexe du tourisme.