Transport aérien : la France à un cheveu de son record de 2019
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La part du pavillon français recule face aux compagnies étrangères, notamment low cost.
Gonzalo Fuentes
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La part du pavillon français recule face aux compagnies étrangères, notamment low cost.
Gonzalo Fuentes
La France a quasiment retrouvé son niveau de trafic de 2019, année de référence en la matière. Selon les statistiques de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), quasiment 178 millions de passagers ont pris l'avion au départ ou à destination de la France en 2024. Il aura donc fallu cinq ans pour effacer les effets de la crise sanitaire et tutoyer à nouveau des niveaux record.
Ces chiffres corroborent ceux livrés par la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam) en début de semaine. Mais, comme le soulignait son président Pascal de Izaguirre, également PDG de Corsair, d'importants changements structurels se cachent derrière cette « illusion du retour à la période pré-Covid ».
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De fait, le trafic domestique est loin d'être revenu à son niveau d'avant la crise, ne représentant que 80% de ce qu'il était en 2019. Ce sont notamment les liaisons radiales (entre Paris et les régions) qui ne se sont jamais relevées, avec près de 30 % de passagers en moins. Le changement des habitudes, notamment sur les voyages d'affaires avec le recours à la visioconférence, et la concurrence du train continuent donc de se confirmer. Les liaisons transversales (de région à région) ont mieux résisté, mais le recul reste sensible avec près de 20 % de moins qu'en 2019.
Seules les liaisons entre la métropole et les départements d'outre-mer ont connu une tendance inverse, en égalant leur niveau d'avant la crise.