Trafic aérien européen : les gagnants et les perdants de l'été 2024
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La croissance du trafic sur un an a été stimulée par le trafic international (+7,1%).
Aéroport de Catane
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La croissance du trafic sur un an a été stimulée par le trafic international (+7,1%).
Aéroport de Catane
Au plan général, c'est une bonne nouvelle pour les aéroports européens. Ils ont accueilli plus de 5% de passagers supplémentaires sur un an en juillet et août derniers, leur période de pointe, indique ce vendredi leur principale organisation, ACI Europe, l'association qui regroupe les aéroports européens.
Dans le détail, en août, la croissance du trafic sur un an a été largement stimulée par le trafic international (+7,1%) tandis que les liaisons intérieures sont restées quasi stables (-0,2%). « Les aéroports européens ont accueilli 251,5 millions de passagers en août (...) ce qui est un exploit vu les vents contraires que notre secteur continue à subir », estime le directeur général d'ACI Europe, Olivier Jankovec, cité dans le communiqué.
Cet été, comme depuis plusieurs mois, le trafic aérien a particulièrement été impacté par les tensions géopolitiques croissantes, l'augmentation des tarifs des billets d'avion ainsi que les difficultés des chaînes d'approvisionnement et du contrôle aérien.
Malgré ces freins, les aéroports européens avaient déjà dépassé au premier semestre de cette année les niveaux de fréquentation d'avant-pandémie, selon ACI Europe dont les statistiques vont au-delà des limites strictes de l'Europe politique, puisqu'elles incluent la Turquie, Israël, la Russie et même l'Asie centrale, fédérant 500 aéroports dans 55 pays au total.
Mais derrière cette hausse globale, se cachent des situations très disparates. Dans l'UE « augmentée » de la Norvège, de l'Islande, de la Suisse et du Royaume-Uni, la reprise est loin d'être homogène note l'association. Parmi les grands gagnants figurent la Pologne, la Grèce, le Portugal et l'Italie, qui ont tous connu des croissances à deux chiffres par rapport au même mois de 2019.
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Tendance inverse en revanche pour des pays comme la Finlande (-27,4%), la Suède (-21,2%) et l'Allemagne (-13,4%), des situations liées à la guerre en Ukraine et à des « changements structurels de marché », selon ACI Europe. Le Royaume-Uni (-0,4%) et la France (-0,9%) ont de leur côté quasiment retrouvé en août leurs volumes de passagers aériens du même mois de 2019, remarque l'association.
Les principales associations de compagnies aériennes et d'aéroports européens restent malgré tout sur le qui-vive, alors que la France doit présenter son projet de budget pour 2025 le 10 octobre. Les professionnels craignent que le gouvernement français alourdisse la taxe sur le transport aérien, alors que le pays tente de réduire son déficit budgétaire. Ils mettent ainsi en garde contre les « dégâts » qu'une telle mesure occasionnerait à l'économie tout entière.
La Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam) a indiqué s'attendre à voir le secteur aérien être taxé d'un milliard d'euros supplémentaire en 2025. Le nouveau gouvernement n'a néanmoins pas confirmé une telle mesure qui, selon la Fnam, serait forcément répercutée sur le prix des billets.
« Si ces taxes sont appliquées, ce sera un désastre pour la France », a prévenu le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (Iata), Willie Walsh, dans une déclaration transmise à l'AFP. Son organisation revendique fédérer 330 compagnies aériennes du monde entier.
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Dans un communiqué commun, Airlines for Europe (A4E), qui rassemble les plus grands groupes aériens européens dont Air France-KLM, IAG, Lufthansa, Ryanair et easyJet, et ACI Europe, ont fait aussi part de leur « consternation » face à l'éventualité de cet alourdissement fiscal.
(Avec AFP)
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