C'était il y a près de quatre ans. Peu après la crise des « Gilets jaunes » qui avait mis en lumière les fractures territoriales entre les citadins bien desservis en transport en commun et les périurbains contraints d'être dépendants de la voiture individuelle du fait de la flambée des prix immobiliers les éloignant chaque jour davantage des centres-villes. Lors d'un colloque à Bordeaux le 28 mai 2019 organisé par SNCF Réseau en partenariat avec Bordeaux Métropole et le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, la ministre des Transports - une certaine Elisabeth Borne - appelait le gestionnaire du système ferroviaire à construire un schéma directeur national des RER métropolitains.
Chose promise, chose due: le 9 octobre 2020, le directeur général délégué de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel (PDG depuis octobre 2022, Ndlr) a remis son rapport sur le développement de « services express métropolitains » au ministre des Transports de l'époque, Jean-Baptiste Djebbari. À cette occasion, ce dernier a annoncé, dans le cadre du plan de France Relance de 100 milliards d'euros, une enveloppe de 30 millions d'euros « pour étudier ces nouveaux services », et fixait à « l'horizon 2023-2024 la mise en œuvre des premiers travaux ».