Voiture électrique : ce risque de black-out en Corse qui freine le développement des bornes
Juliette Laffont
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Juliette Laffont
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
... ande. Pour autant, les initiatives d'opérateurs de bornes privés se multiplient et le parc de véhicules électriques connaît une croissance jamais enregistrée auparavant.
À ce jour, la Corse est la région la plus pauvre en équipements électriques. Le parc de véhicules électriques y est encore peu développé, moins de 1% des habitants étant détenteurs d'une voiture électrique. Même constat en matière d'infrastructures de recharge : le maillage en Corse est aujourd'hui rudimentaire, avec seulement 369 points de charge, parmi lesquels 27% de rapides et 8,4% d'ultra-rapides.
Au 1er mai 2021, la région comptait 1 point de recharge pour 31 véhicules électriques, soit un ratio 2 à 4 fois inférieur à celui du continent et symptomatique du déficit de points de recharge en Corse. Un constat confirmé par l'application Chargemap, qui recense en moyenne 4 points de recharge pour 100 km2 en Corse, soit 20 fois moins qu'en Île-de-France. Enfin, même si les grands axes sont peu nombreux en Corse hormis celui reliant Ajaccio à Bastia, on est encore loin de l'objectif d'un point de recharge tous les 60 kilomètres annoncé par Bruxelles en juillet dernier.
À lire également
Faute d'infrastructures de recharge suffisamment nombreuses, certaines initiatives émanant d'acteurs privés se fraient un chemin en Corse. Aujourd'hui, un opérateur est largement majoritaire, Driveco, qui fournit 80% des bornes de la région. Les bornes restantes sont quant à elles fournies par Virta ou, pour 10% d'entre elles, accessibles au public sur les parkings des enseignes Géant Casino et Leroy Merlin.
Juliette Laffont
Forêts : « Plusieurs réglementations européennes très lourdes posent problème à la Suède »
Vins de Bordeaux : les prix des vignes s'effondrent en Gironde
Climat : en Suède, la forêt est devenue une industrie du futur
Projet de loi d’urgence agricole : un premier succès à l’Assemblée, de nouveaux risques au Sénat