ENQUÊTE 4/5. Quatrième volet de notre série de cinq enquêtes sur le business complexe des bornes de recharge électrique, publiées chaque jour depuis lundi jusqu'à vendredi. La Tribune propose un état des lieux de chaque région en présentant leur feuille de route. Grâce à un développement initié il y a plusieurs années, le territoire capitalise sur un retour d'expérience significatif qui lui permet de s'adapter aux nouveaux usages des conducteurs de véhicules électriques. Un enjeu capital alors qu’environ 30% des véhicules vendus en 2025 entre Tours et Orléans devraient fonctionner avec des...... eurs électriques de plus en plus performants en termes d'autonomie.
L'augmentation de l'autonomie des véhicules électriques, désormais comprise entre 300 et 500 kilomètres en moyenne, et du nombre de modèles proposés par les constructeurs a conduit le Syndicat Intercommunal d'Energie d'Indre-et-Loire (SIEIL), à prévoir pour 2022 un nouveau schéma d'installation de son réseau de bornes électriques. Constitué à partir de 2013, le réseau intitulé Modulo maille l'Indre et Loire, le Loir et Cher, et plus récemment le Cher. Ces départements ont confié au SIEL le soin d'implanter les points de charge sur le domaine public. Près de 800 bornes ont ainsi été installées par les prestataires spécialisés français Nexans et finlandais Ensto. Avantage de ce réseau unifié, les utilisateurs peuvent charger leur véhicule grâce à un badge d'abonnement unique. L'heure de recharge coûte 2 euros.
Ces quatre départements couvrent la moitié de l'offre disponible sur le territoire. Selon le site référent avere-france.org, la région Centre-Val-de-Loire propose 1.627 points de recharge ouverts au public. La région est l'une des premières en nombre de points de recharge par habitants et la deuxième en termes de nombre de véhicules 100% électriques par point de recharge.
Autonomie et performance, le nouveau mantra
Tout l'enjeu pour Modulo, qui annonce moins de 1.000 abonnés, est donc désormais de s'adapter aux nouveaux usages des conducteurs de véhicules électriques. Les nouveaux modèles, qui gagnent en autonomie, permettent une itinérance renforcée tant au plan professionnel que familial. A la clé, la modification de la carte des implantations existantes, sans toutefois de nouvelles implantations prévues.
«Installées tous les 20 kilomètres à une époque où l'autonomie des véhicules ne dépassait pas 100 kilomètres et permettait une utilisation essentiellement locale,certaines bornes doivent être modifiées pour tenir compte du changement, constate Sophie Nicolas, directrice du SIEIL.Nous essayons conjointement d'identifier les trous dans la raquette.»
Guillaume Fischer, à Tours