Un million de bornes de recharge électriques contre 710.000 actuellement. C'est l'objectif que se fixe le gouvernement d'ici à la fin 2022. Les parkings souterrains, les stationnements des centres commerciaux et de la grande distribution, les aires d'autoroutes ou encore les copropriétés sont autant de moyens pour accélérer leur déploiement. Ces espaces n'en demeurent pas moins des "zones blanches" pour ne pas dire "grises" où l'application du cadre légal se heurte à la réalité du terrain.
Par exemple, l'autoproclamée « leader mondial du stationnement et de la mobilité » Indigo, déjà pourvue de 650 points de charge, vient de s'engager à en déployer 1.100 d'ici à fin 2021, 3.000 dès 2022 et 8.000 à horizon 2025. Elle n'a pas vraiment le choix de facto. Depuis le projet de loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019, les parcs de stationnement non-résidentiel - cœur de son métier - doivent réserver 5% de leurs emplacements à la mobilité électrique d'ici à cette échéance.
Entre-temps, la loi Climat et Résilience, promulguée le 24 août dernier, a assoupli cette obligation, car « l'application mécanique du premier texte pouvait conduire à des investissements très importants voire déraisonnables », selon les propos de Sébastien Fraisse, directeur général d'Indigo France. Désormais, la ville peut donc raisonner à l'échelle de son territoire afin que les coûts soient optimisés.