Neuf grands fleuves européens pollués aux microplastiques

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Parmi ces microplastiques se trouvent des microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices, mais surtout des minuscules fragments de moins de cinq millimètres.
Parmi ces microplastiques se trouvent des microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices, mais surtout des minuscules fragments de moins de cinq millimètres. (Crédits : Dantor, via Wikipedia (CC BY-SA 3.0))
100% des prélèvements d'eau effectués par Tara Océan dans la Tamise, l'Elbe, le Rhin, la Seine, l'Ebre, le Rhône, le Tibre, la Garonne et la Loire entre mai et novembre en contenaient, déplore la fondation.

Des microplastiques omniprésents, véritables "éponges à polluants": après six mois à sillonner neuf fleuves européens, la fondation Tara Océan a dévoilé samedi ses premières conclusions sur cette source majeure de pollution. Des scientifiques ont prélevé des échantillons dans la Tamise, l'Elbe, le Rhin, la Seine, l'Ebre, le Rhône, le Tibre, la Garonne et la Loire entre mai et novembre, "au large des neuf estuaires, à leur embouchure, en aval et en amont de la première grande ville à forte population située sur les fleuves", selon un communiqué de presse.

Plus de 90% du plastique à la surface des océans

"100% des prélèvements d'eau effectués dans les neuf fleuves européens contenaient des microplastiques", indique la fondation Tara Océan: les plastiques provenant de la terre ferme se décomposent rapidement dans les fleuves, avant même d'atteindre le large. Parmi ces microplastiques se trouvent des microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices, mais surtout des minuscules fragments de moins de cinq millimètres.

"Ces microplastiques représenteraient plus de 90% des 5.000 milliards de morceaux de plastiques flottant à la surface de nos océans", estime la fondation Tara Océan, qui a travaillé sur cette mission avec 17 laboratoires de recherche sous l'égide du CNRS.

Les scientifiques ont également observé que ces microplastiques étaient toxiques.

"Certaines matières plastiques relarguent leurs additifs (notamment des perturbateurs endocriniens comme les bisphénols A et les phtalates)", rappelle la fondation Tara.

Des effets toxiques

Mais encore plus inquiétant, d'autres plastiques "se sont aussi révélés être des 'éponges à polluants'".

Ces petits bouts accumulent "des polluants présents dans les fleuves (pesticides, hydrocarbures, métaux lourds...) et peuvent avoir des effets toxiques sur les organismes qui les ingèrent, ralentissant leur croissance, leur reproduction, en perturbant leur métabolisme et leur système hormonal", selon l'analyse scientifique.

Ces prélèvements seront disséqués pendant 12 à 18 mois en laboratoire, pour tenter de savoir d'où viennent ces plastiques ou encore identifier les bactéries et microorganismes qui participent à leur fragmentation.

L'omniprésence de ces microplastiques "rend impossible le nettoyage des fleuves. Les solutions contre cette hémorragie sont définitivement à terre", relève Romain Troublé, de Tara Océan. La fondation plaide pour une meilleure collecte et recyclage des déchets, une réduction des plastiques à usage unique dont les emballages ou encore une réduction du nombre de résines utilisés et la complexité des additifs. Concernant la France, elle appelle à utiliser le projet de loi pour une économie circulaire pour "rapidement réduire à moyen et long terme les déchets à la source en développant le réemploi et la réparabilité".

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a écrit le 18/12/2019 à 13:17 :
il existe des "bacs à marée" pour déposer les bidons, pneus arbres, bouteilles ... il faudrait en mettre le long des fleuves et surtout aux embouchures
a écrit le 25/11/2019 à 11:03 :
Les microplastiques sont inévitables:
L'usure des pneumatiques, l'usure des semelles de chaussures en élastomère, les peintures qui se désagrègent.

On peu se passer des semelles de chaussure en plastique mais on ne peut se passer des peintures et des penumatiques à base de polymère.
a écrit le 24/11/2019 à 9:52 :
"microbilles présentes dans certains cosmétiques et des dentifrices" les stations d'épuration savent les gérer ou y a rien à faire à leur sujet ? En creux sont-ce des rejets "sauvages" qui provoquent ça, sauvage étant aussi 'sites non équipés' pouvant tout envoyer au fleuve ou rivière, un égout naturel bien pratique et pas cher (sans taxe d'épuration ni frais).
Nager dans la Seine aux JO, ça va être difficile. A notre époque moderne, on met l'eau en bouteilles, et les bouteilles dans l'eau ? Vive le verre (au pire, il tombe au fond et ne dérange pas) !
Réponse de le 24/11/2019 à 16:29 :
Les micobilles ne peuvent pas être filtré. C'est scandaleux qu'ils sont ajoutés sans aucun effet sauf au niveau du marketing.
a écrit le 24/11/2019 à 9:46 :
Merci pour ce bilan devant la compromission générale entre politiciens et hommes d'affaires particulièrement voyante on se doutait bien que le bilan des dégâts qu'ils ont causé est gigantesque. Par contre il va falloir arrêter de s'adresser à nos politiciens nationaux désespérément trop faibles face aux lobbys et s'adresser uniquement aux propriétaires de capitaux et d'outils de production qui ont trop longtemps caché leurs irresponsabilité derrière leurs politiciens hypocrites et cupides.

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