Ingénierie : le groupe eXcent déménage afin de poursuivre son développement

Pierrick Merlet

eXcent
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

eXcent
Rémi Benoit
"Campus 16". Ceci n'est pas le nom d'une nouvelle école ou d'un nouvel établissement de formation, mais le surnom donné aux récents locaux du groupe eXcent construits à Pujaudran (32), à une dizaine de minutes de Toulouse. L'entreprise, qui se présente comme un concepteur et intégrateur de solutions industrielles, a inauguré jeudi 21 juin ses nouveaux locaux de 4 200 m2 (2 200 m2 de bureaux et 2 000 m2 d'ateliers, ndlr).
Ainsi, depuis quelques semaines, 150 salariés travaillent quotidiennement dans ce bâtiment qui se veut ultramoderne et économe. Auparavant, ces dizaines de salariés opéraient à Colomiers (31), le siège social historique de l'entreprise depuis la création en 1990. Mais les dirigeants envisagent de rapatrier le siège de l'entreprise sur leur nouveau site, ainsi que les 60 salariés encore installés dans la ville de la périphérie toulousaine. En effet, construit sur une parcelle de 18 000 m2, le site a été pensé pour subir une extension à terme qui coûterait 3 à 4 millions d'euros sachant que la construction du nouveau bâtiment a coûté 7 millions d'euros.
150 salariés de l'entreprise travaillent désormais dans ces locaux./ Crédits Rémi Benoit
En effet, ces dernières années l'entreprise a vu son chiffre d'affaires tripler. En 2010, eXcent avait réalisé 23 millions d'euros avec 390 salariés. Huit ans plus tard, l'entreprise projette de passer la barre des 70 millions d'euros cette année avec pas moins de 700 salariés sur l'ensemble de ses sites.
Sur ce chiffre d'affaires, en moyenne, pas moins de 54 % proviennent du secteur aéronautique, 17 % du ferroviaire, 12 % du secteur des énergies ou encore 6 % pour le secteur de la défense. L'entreprise compte parmi ses clients Airbus, Safran, Dassault, Zodiac, Alstom, la SNCF, General Electric, Areva, GDF, le Cnes, PSA, Renault, et bien d'autres encore. Cette diversité d'activités s'accompagne également d'une diversité géographique. En plus de compter douze sites en France, le groupe eXcent est implanté en Roumanie, au Maroc, aux États-Unis, en Angleterre, en Allemagne et au Mexique. Des projets d'implantation sont à l'étude pour le Canada, l'Inde, l'Australie et l'Espagne.
Mais le groupe eXcent, en plus de répondre à un cahier des charges émis par un client en tant qu'intégrateur de solutions industrielles, développe aussi de son côté ses propres produits. L'entreprise a présenté au dernier salon du Bourget, le jacXson, une cellule de production et d'intervention mobile multi-secteur, qui est en résumé un outillage d'assemblage, de montage et de démontage de précision piloté automatiquement ou par commande mobile. Après un an de développement pour un investissement d'un million d'euros, Airbus et Alstom s'intéressent à cette innovation pour leurs ateliers. Ces outils en propre sont un relais de croissance que compte développer eXcent.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Dans ces lieux, l'entreprise dispose de 2 200 mètres carrés de bureaux. / Crédits Rémi Benoit
À lire également
Malgré cette bonne santé économique, l'ETI toulousaine connaît des difficultés pour recruter du personnel. Actuellement pas moins de 150 postes sont ouverts pour l'ensemble des sites français du groupe, dont 88 % sont des CDI. Pour le reste, il s'agit de contrats d'alternance et de stages. Plus précisément, à Toulouse, ce sont une trentaine de postes qui sont disponibles, principalement des ingénieurs avec différentes spécialités recherchées (études produits, systèmes, études outillage, qualité...).
En effet, depuis plusieurs années, et particulièrement à Toulouse, le secteur de l'ingénierie connaît d'importantes difficultés de recrutement face à une pénurie de candidats.
Philippe Chaumès, président et fondateur du groupe eXcent. / Crédits Rémi Benoit
Pierrick Merlet