« Six mois d’aide en deux ans, c’est bien mais ça ne compense pas les pertes » (B. Cabiron, traiteur)
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Bernard Cabiron, dirigeant de Cabiron Traiteur à Montpellier
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LA TRIBUNE - Comment se porte le secteur des traiteurs presque deux ans après le début de la crise sanitaire et à l'aube des nouvelles restrictions imposées par le gouvernement sur le mois de janvier ?
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BERNARD CABIRON, dirigeant de Cabiron Traiteur à Montpellier, président national de la branche traiteurs du GNI (groupement national des indépendants) et vice-président national de l'association Traiteurs de France en charge de l'emploi, formation et relations avec le gouvernement - Le secteur est en difficulté. Notre activité n'est pas comparable à celle des restaurateurs : il ne suffit pas de pousser la porte pour réserver le matin pour le soir. Nous faisons un métier de programmation, avec une inertie de réservations et de commandes. Des événements qui n'ont pas lieu, ce sont des prestations qui sont perdues pour nous sur une période. Ce sera à nouveau le cas avec la crise Omicron. En temps normal, la programmation est un avantage, mais en temps de crise, c'est compliqué. Heureusement, les mesures de soutien du gouvernement ont permis de sauvegarder le secteur. Les bilans des traiteurs ont été fortement dégradés en 2020 et 2021, on manque de capitaux propres, on est endettés avec les PGE, des prêts rebonds, etc. Mais on existe encore ! Le point positif, c'est que la reprise mi-2021 a été forte et à partir de juillet, l'activité s'est rétablie. Mais c'est quatre mois sur douze ! Les aides sont arrivées un peu tard chez les grosses entreprises de traiteurs, 310 en France, à partir de décembre 2020 seulement, soit six mois d'aide en deux ans. Ça ne compense pas les pertes... Le chômage partiel a été une très bonne mesure pour que les collaborateurs gardent leur salaire et les entreprises leurs compétences, même si, comme dans la restauration, nous avons perdu des salariés. Chez moi, certains sont partis dans le bâtiment, par exemple. Aujourd'hui, le chômage partiel a été réactivé et c'est une bonne chose.
Quelles conséquences a eu l'annonce des nouvelles restrictions de ce début d'année ?