"C'est l'un des Etats en Europe qui a fait le mieux pour soutenir les entreprises, il n'y a pas de débat là-dessus [...], mais le fait que l'on ait des incertitudes vis-à-vis des mesures qui seront mises en place par le gouvernement pour que notre secteur affronte cette période crée des troubles, des inquiétudes", indique Jean-François Renac, président de l'association professionnelle Events 31 à La Tribune.
Oublié le temps de la saison estivale, la Covid-19 bouleverse à nouveau le secteur de l'événementiel depuis le début du mois de décembre. Les annulations de séminaires d'entreprises, pots de départs, et autres événements grand public suivent effectivement le rythme de la cinquième vague de l'épidémie. Un phénomène amplifié ces derniers jours par les déclarations publiques de Jean Castex, Premier ministre, et Elisabeth Borne, ministre du Travail, qui ont déconseillé les rassemblements en entreprise.
Conscient des conséquences économiques qu'auront ces annulations en série sur les sociétés qui en sont dépendantes, le gouvernement et Emmanuel Macron ont donc annoncé la ré-instauration du chômage partiel pris en charge à 100 % par l'Etat, sans reste à charge pour l'employeur, jusqu'au 31 décembre au moins. Ce dispositif sera complété par la prise en charge intégrale des coûts fixes des entreprises. Si ces mesures sont bien accueillies par les professionnels du secteur, les conditions pour y accéder font débat.