Au début de l'été, le maire de Toulouse et président de la Métropole confiait à une poignée de journalistes être "désemparé" face au phénomène des dark stores. Ces magasins aux vitres teintées pensés comme de véritables entrepôts en plein coeur des centres-villes sont reliés à des plateformes et sites internet qui permettent aux consommateurs de faire leurs emplettes quasiment 24 heures sur 24 avant de venir retirer ses achats ou se les faire livrer. "Nous manquons d'outils pour encadrer ces pratiques", avait confié Jean-Luc Moudenc par la même occasion.
Les "pratiques" qui posent problème aux yeux des élus locaux ? Ces nouveaux acteurs prennent possession de locaux commerciaux car ils sont considérés juridiquement comme tels. Mais dans les faits, leur métier repose davantage sur de la logistique et les vitrines de commerces classiques laissent donc parfois leur place à des vitres fumées et opaques dans des rues commerçantes ou proche de celles-ci.
Par chance diront certains, Toulouse n'en compte que deux dans ses rues à l'heure actuelle, situés boulevard de Suisse et allée Charles de Fitte. Mais à Bordeaux, Lyon ou Paris, ce sont quelques dizaines de dark stores qui se sont installés localement. La Ville rose, qui bénéficie d'une densité de population moins importante que les villes précédemment citées, est de fait légèrement épargnée par la frénésie des dark stores.
Sollicité à plusieurs reprises par les élus des villes concernées, pour obtenir des réponses et des outils adaptés à ces nouveaux acteurs économiques, le gouvernement a réuni les associations d'élus locaux mardi 6 septembre.