Future ligne C du métro à Toulouse : un surcoût qui interpelle
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Avec un surcoût d'un demi-milliard d'euros, la future troisième ligne de métro à Toulouse est-elle soutenable financièrement ?
Rémi Benoit
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Avec un surcoût d'un demi-milliard d'euros, la future troisième ligne de métro à Toulouse est-elle soutenable financièrement ?
Rémi Benoit
Des officialisations et toujours autant de questions. Voilà comment résumer le dernier comité syndical de Tisséo, l'autoritaire gestionnaire des transports en commun sur la métropole de Toulouse, qui s'est tenu mercredi 8 février. Au menu ? « L'actualisation de l'enveloppe financière de l'opération de la troisième ligne de métro », ainsi que celle de la « Connexion Ligne B », selon l'ordre du jour officiel.
Selon le comité des financeurs de la future troisième ligne de métro à Toulouse, renommée Ligne C, cette infrastructure coûtera 3,151 milliards d'euros. Soit 525 millions d'euros de plus que la dernière estimation connue. Même constat pour le prolongement de la ligne B du métro au sud de l'agglomération. La facture passe de 227 millions d'euros à 249 millions d'euros. De plus, le cumulé des deux surcoûts dépasse largement l'enveloppe prévue pour dépassement exceptionnel comme l'anticipent ces projets d'une telle envergure.
En soit, ces montants ne sont pas une surprise car ils ont été annoncés à la mi-décembre, lors du lancement des travaux de cette nouvelle ligne de métro. Le dernier comité syndical a surtout acté cette nouvelle donne financière.
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Sans suspense, Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo, a justifié cette révision des budgets par la crise sanitaire (+10%), ainsi que la crise énergétique (+12%). Des impacts ressentis directement dans les offres des entreprises qui se sont positionnées sur les lots de génie civil.