« C'est une petite révolution qui est en train de s'opérer », admet-on au sein du rectorat de Toulouse. L'institution est en pleine agitation en coulisse pour mettre en oeuvre à compter de la rentrée 2023, et de manière progressive, la réforme des lycées professionnels voulue par Emmanuel Macron.
L'une des grandes innovations de cette réforme va être la création dans chaque établissement d'un bureau des entreprises dans chacun des 76 établissements professionnels de l'académie de Toulouse, comme partout en France. « Ces bureaux des entreprises seront chargés de la relation avec les entreprises, pour trouver des stages ou des contrats aux lycéens, ainsi que des immersions pour les professeurs pourquoi pas », développe Mostafa Fourar, le recteur de l'académie de Toulouse. Ces bureaux seront aussi consacrés au développement et au suivi des partenariats avec les acteurs économiques du territoire, à leur intégration dans le parcours de formation des jeunes et pourront aussi identifier des besoins de formation futurs face aux remontées de l'écosystème.
Pour animer chacun de ces bureaux, l'académie de Toulouse prévoit le recrutement de 62 équivalents temps plein et une dizaine de superviseurs de ces bureaux d'entreprises. Hormis la vingtaine attendue rien que sur le département de la Haute-Garonne, entre quatre et huit animateurs sont attendus dans chaque département (Ariège, Aveyron, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn et Tarn-et-Garonne). « Cette réforme a été pensée pour améliorer nos relations avec le monde économique », appuie Mostafa Fourar. Ainsi, une enveloppe d'environ six millions d'euros est sanctuarisée pour le recrutement sur ces futurs postes clés dans les lycées professionnels de demain.