Tous les voyants ne sont pas au vert pour la Société publique locale aéroportuaire régionale (SPLAR). Créée en 2019, cette structure pilotée par le conseil régional d'Occitanie est censée assurer la bonne gestion et in fine la pérennité des petits aéroports régionaux. La SPLAR est ainsi propriétaire ou actionnaire majoritaire des aéroports de Tarbes-Lourdes, Carcassonne et Perpignan. Seulement, la chambre régionale de la cour des comptes vient de passer au crible la gestion de ces aéroports par la structure et le gendarme financier de l'État a identifié certains « points de fragilité ».
Parmi eux, et pas des moindres, les contrats marketing passés entre ces trois aéroports et certaines compagnies (low-cost). La chambre régionale de la cour des comptes met en avant le coût exorbitant de ces contrats, censés contraindre les compagnies concernées à promouvoir la destination sur leurs différents supports de communication.
Avec un déficit de 7,8 millions d'euros en 2020, plus de 8 en 2021 et un déficit de 12 millions en 2022, les contrats marketing (majoritairement signés avec la compagnie irlandaise Ryanair) représentent une part non négligeable de ces sommes : 5,3 millions d'euros en 2020, 2,4 en 2021 et 7,8 en 2022. D'ici 2030, cette ligne de dépense sera même supérieure au déficit prévisionnel, en atteignant au total les 13 millions d'euros pour l'ensemble des trois aéroports en 2029 et dépasser ainsi le déficit d'exploitation prévisionnel.