C'était une échéance attendue avec une certaine impatience par les près de 800 salariés encore présents au sein de l'usine Bosch de Rodez. Après une réunion la veille avec les élus locaux, la direction de l'équipementier allemand était dans la capitale de l'Aveyron, au sein de l'usine, pour rencontrer les représentants du personnel. « Nous avons eu une première réunion avec les syndicats le matin, une prise de parole devant les salariés, puis un second point avec les syndicats dans l'après-midi », a retracé une porte-parole du groupe Bosch présente sur place.
L'enjeu de ce déplacement était clair : offrir des perspectives industrielles d'avenir à ce site qui a fait l'objet d'une suppression de 700 postes en 2021 et qui, dernièrement, s'est vu annuler sa conversion vers l'hydrogène en raison d'un manque de visibilité sur les débouchés commerciaux potentiels, comme révélé par La Tribune en juin dernier, après avoir pourtant investi 15 millions d'euros sur le site ruthénois pour ce projet dénommé « Fresh2 ».