C'est en quelque sorte le dilemme où nous pouvons voir le verre à moitié plein... ou à moitié vide. La totalité des syndicats de l'usine Bosch de Rodez (CFE-CGC, CFDT, SUD et CGT) ont signé jeudi 9 décembre un accord de transition avec la direction de l'équipementier allemand, après près de neuf mois de négociations. Celui-ci officialise dès lors la suppression de 700 emplois sur 1.200 au sein du site ruthénois, d'ici fin 2025, comme annoncée en mars dernier.
À l'heure où le thème de la ré-industrialisation de la France prend de plus en plus d'ampleur dans le débat public, notamment depuis le début de la crise sanitaire, il peut être regrettable de constater que 700 emplois vont disparaître dans une usine qui en comptait encore plus de 2.000 il y encore quelques années. Surtout dans un département rural comme l'Aveyron, déjà confronté à la fermeture prochaine de la fonderie SAM et ses 350 emplois.
Néanmoins, ce site qui était totalement dépendant du marché du diesel il y a encore quelques mois (qui a mené d'ailleurs à ce plan social), en produisant en grande majorité des injecteurs pour ce type de moteurs, va totalement pivoter vers une technologie d'avenir, à savoir l'hydrogène. Un secteur qui offre certainement une meilleure pérennité aux 500 postes de travail sauvegardés dans le chef-lieu de l'Aveyron.