C'est un dossier qui interpelle jusqu'au ministère des Armées. « L'outil de travail est dégradé donc l'inquiétude des salariés est là », confie Julie Perriguey, la responsable départementale de la CGT dans les Hautes-Pyrénées, à propos des Forges de Tarbes. Ce site industriel de 26.000 m2 est le seul en France à disposer des compétences nécessaires pour produire des corps d'obus. Sa chaîne de production est donc mise à rude épreuve pour honorer les promesses de livraison d'obus à l'Ukraine par la France, les Forges de Tarbes produisant des obus de 155 millimètres (conformes aux standards de l'Otan) qui approvisionnent les désormais célèbres canons français Caesar.
Face à cette alerte, les équipes du ministre Sébastien Lecornu n'ont pas caché « travailler étroitement avec les Forges de Tarbes », qualifiant l'entreprise de « maillon essentiel de la production d'obus d'artillerie », dans un communiqué daté du 14 mars. Ce même document souligne qu'une délégation de la Direction générale de l'Armement (DGA) s'est rendue sur place « récemment ».