Covid-19 : la viticulture réclame une distillation de crise
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A l’approche des vendanges, il faut libérer de la place dans les caves.
Muriel Chêne
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A l’approche des vendanges, il faut libérer de la place dans les caves.
Muriel Chêne
Les professionnels de la viticulture régionale et nationale sont unanimes : leur activité est en péril. Dans un communiqué co-signé par les 5 grandes organisations professionnelles et syndicats de la filière, ils pointent les conséquences dramatiques du Covid-19 et réclament des mesures d'urgence.
Dans la région Occitanie, cette mesure est soutenue par l'ensemble de la profession.
Président des Vignerons coopérateurs d'Occitanie, Ludovic Roux soutient également cette revendication : « Sur le mois de mars et la première quinzaine d'avril, l'activité est en retrait de 50 % en moyenne dans les caves coopératives de la région. Grâce aux mesures gouvernementales de chômage partiel et au report de charges, pour le moment, le règlement des acomptes des adhérents n'a pas été impacté. C'est l'effet amortisseur social de la coopération. Mais il faut éviter à tout prix que ces vins invendus engorgent le marché et fassent chuter les cours ».
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Les professionnels réclament des fonds suffisants pour envoyer à la distillation au moins 3 millions d'hectolitres de vin, avec une rémunération de 80 €/hl pour les AOP et IGP, et 60 à 65 €/hl pour les vins sans indication géographique.
Le ministre de l'Agriculture a relayé en début de semaine cette demande auprès de la Commission européenne qui, pour le moment, n'est pas des plus favorables.