5 millions d’euros pour protéger et mieux valoriser la châtaigne française
Nelly Barbé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Daniel Mathieu
Nelly Barbé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Daniel Mathieu
Réunis fin octobre dans le Gard autour des producteurs de châtaignes des Cévennes, désormais sous label européen d'Appellation d'origine protégée (AOP), les représentants du syndicat national des producteurs de châtaigne sont revenus sur l'exécution du Plan châtaigne national signé avec le ministère de l'Agriculture, accompagné d'une enveloppe de 5 millions d'euros.
L'Ardéchois Michel Grange, président du syndicat, rappelle que « la châtaigneraie française, principalement en Ardèche, Dordogne, Corrèze, Cévennes et Corse, pèse 9.000 tonnes par an, dont plus de la moitié en bio... Des volumes à maintenir et même à accroître ».
Au cœur des problématiques de la filière, la lutte contre le dépérissement des arbres causé par plusieurs maladies dont celle de l'encre contre laquelle aucun remède n'est à ce jour efficace, mais aussi le phénomène de pourriture des châtaignes, la maladie du chancre ou encore des ravageurs comme la chenille foreuse. Par ailleurs, les châtaigneraies n'échappent pas aux conséquences du réchauffement climatique.
À lire également
Ces actions doivent aller de pair avec une structuration de la filière et une meilleure valorisation des 9.000 tonnes de châtaignes produites chaque année, avance aussi Eric Bertoncello : « Il faut que tout le monde gagne sa vie, à commencer par le producteur, et pour cela, le dialogue interprofessionnel au niveau national doit avoir lieu ». Il pointe, pour l'heure, « une mise en marché encore peu structurée ».
Nelly Barbé