En panne de neige, les Pyrénées se cherchent un nouveau modèle économique

Florine Galéron
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Altiservice gère désormais quatre stations de ski dans les Pyrénées
Rémi Benoit

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Altiservice gère désormais quatre stations de ski dans les Pyrénées
Rémi Benoit
"Il est tombé seulement 5 cm de neige à 1800 mètres d'altitude depuis décembre dernier. D'après les habitants, c'est du jamais vu en 30 ans", lançait il y a quelques jours Hervé Pounau, directeur du nouveau syndicat mixte qui régit les trois stations de ski de Haute-Garonne (Luchon-Superbagnères, Le Mourtis et Bourg-d'Oueil). Le week-end dernier, Luchon-Superbagnères a enfin pu ouvrir deux pistes, les températures proches de zéro ayant permis de démarrer les canons à neige. Et ce jeudi 17 janvier au matin, les flocons ont fait leur retour mais pas sûr que ce soit suffisant après un Noël sans neige.
Les trois stations enregistrent en moyenne 6,5 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel avec 300 000 journées-ski vendues.
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Des difficultés économiques observées sur l'ensemble des stations de moyenne altitude (entre 1000 et 2000 mètres) des Pyrénées. Et les années à venir pourraient être encore plus difficiles. D'après une étude menée par l'Observatoire pyrénéen du changement climatique, les températures maximales pourraient augmenter entre 2 et 4°C à l'horizon 2050 et la chaîne de montagne perdrait par conséquent un mois d'enneigement par an ! Même si les exploitants de stations soulignent qu'il y a toujours eu des années avec plus ou moins de neige, la filière commence à chercher un nouveau modèle économique.
Florine Galéron