Aéroport de Toulouse : candidate au rachat, la Banque Populaire est inquiète pour la suite

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
L'annulation récente de la procédure de la privatisation partielle de l'aéroport de Toulouse par la Cour administrative d'appel de Paris fragilise les envies de chacun. En plus de mettre Casil Europe dans une situation inconfortable dans le cadre du processus de vente de ses parts, certains des candidats au rachat des parts de l'actionnaire chinois sont inquiets. C'est le cas notamment de la Banque Populaire Occitane, candidate à l'acquisition des 49,99 % des parts de l'aéroport toulousain dans le cadre d'un consortium avec la Caisse d'Épargne, le fonds d'investissement Ardian et Natixis.
Le dirigeant craint en effet que la situation ne s'enlise, et ce pour plusieurs années. Surtout, il est hors de question pour lui d'investir dans la société ATB sans être certain de rester propriétaire de l'infrastructure. Quant à Casil Europe, il refuse de commenter sur d'éventuelles conséquences de cette décision juridique.
Du côté des bonnes nouvelles, la banque régionale présente dans huit départements auprès de 573 000 clients (professionnels et particuliers confondus) affiche un taux de crédits accordé en 2018 à 2,4 milliards d'euros. Ainsi, leurs encours de crédits s'élèvent à 11,7 milliards d'euros à la fin du mois de décembre, représentant une progression de +3,5 %. Pour 2019, les crédits atteignent déjà des records avec 650 millions d'euros débloqués au cours du premier trimestre, soit + 20% en comparaison avec l'année passée sur la même période.
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Résultat, la Banque Populaire Occitane voit son Produit net bancaire (véritable indicateur de performance d'une banque) s'élever à 342 millions d'euros sur l'année passée. Il affiche ainsi une baisse de -1,9 % par rapport à celui de l'année 2017. Malgré tout, son résultat net consolidé stagne à 65 millions d'euros.
La direction de l'établissement bancaire va présenter ses résultats en assemblée générale pour approbation auprès de 300 sociétaires, mercredi 24 avril, à Montauban.
Pierrick Merlet