Actia se lance dans la course à l'électrification des bus et des vélos

Florine Galéron
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Actia projette d'équiper 20.000 vélos dans les prochaines années.
DR

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"Actia a toujours travaillé dans l'électrification des véhicules. Nous avons collaboré sur le Kangoo électrique de Renault et nous avons fourni toute la partie électronique de puissance de la Blue Car de Bolloré", rappelle Jean-Louis Pech, PDG d'Actia. Ce fabricant toulousain d'équipements électroniques pour l'automobile, le spatial, les transports publics et les télécoms (3.800 collaborateurs dans le monde dont 750 à Toulouse) a décidé de créer une nouvelle division ("Power") dédiée aux métiers liés à l'électrification des véhicules.
"Dans le groupe, 200 personnes travaillent déjà sur ces sujets parmi nos équipes en France, en Allemagne, aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Cette nouvelle entité pourrait peser 200 millions d'euros de chiffre d'affaires dans trois à quatre ans (Actia réalise actuellement un CA annuel de 500 millions d'euros, ndlr) et employer 1.000 personnes", ajoute le dirigeant.
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Longtemps espéré, l'essor des véhicules électriques devient enfin une réalité. L'Union européenne a acté cet été la fin des moteurs thermiques en 2035. Pour sa part, Actia ne souhaite pas se positionner sur le secteur de l'automobile, déjà trusté par de grands noms, mais veut plutôt concentrer ses efforts sur les transports publics (bus, train), le monde du chantier, l'agriculture et la micromobilité (vélos à assistance électrique). Sur ce segment, le groupe toulousain a déjà remporté d'importants contrats notamment pour équiper les bus du constructeur russe Volgabus et ceux de Custom Denning en Australie.
Florine Galéron