La crise des composants fait perdre à Actia près de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires

Florine Galéron
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Actia vise 800 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2025.
Actia

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« Le pire est derrière nous. Mais j'ai le sentiment que la résorption de cette crise des composants ressemble à une asymptote, qui est par définition une courbe dont on ne voit pas la fin », confie Jean-Louis Pech, PDG d'Actia. Ce fabricant toulousain d'équipements électroniques pour les transports, l'aéronautique et le spatial (près de 3.500 collaborateurs dans le monde dont un millier en France) est frappé de plein fouet par la pénurie mondiale de composants, alors même que son carnet de commandes est plein.
À tel point qu'au printemps 2021, Actia a envisagé de fermer quelques jours par semaine son usine implantée dans la Ville rose puis de renoncer à cette option. « L'impact client est tellement fort que dès que nous recevons le composant, il faut produire. Malgré la crise des composants, nous avons augmenté les temps d'ouverture de nos usines pour pouvoir être réactif », fait savoir Jean-Louis Pech.
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Très vite, le groupe a mis en place une war room (cellule de crise) qui mobilise une dizaine de salariés du service des achats, de la production, du commerce, de la R&D et du juridique. Au fil des mois, la cellule a développé des outils permettant de mesurer les risques de pénurie associés à chaque type de composant. Actia a également lourdement investi dans la R&D (cette dernière représente 16% de son chiffre d'affaires) pour que la production ne repose pas sur un seul type de pièce.
Florine Galéron