Le dessous des cartes de la consolidation aéronautique dans le sud-ouest

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Safran
Rémi Benoit

Florine Galéron
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Safran
Rémi Benoit
Les grandes manoeuvres battent leur plein au sein de la supply chain aéronautique. Comme le montre ce graphique interactif réalisé par La Tribune, les sous-traitants du sud-ouest ont multiplié depuis l'été 2021 les annonces de rapprochements et d'acquisitions.
Depuis des années, les grands donneurs d'ordre comme Airbus ou Safran appellent de leurs voeux à des rapprochements parmi les sous-traitants pour créer des acteurs plus forts et moins nombreux. Objectif : répondre à des commandes de plus en plus colossales et à une production de plus en plus internationalisée. « Il y a quelques années, un appel d'offres portait sur deux millions d'euros. Aujourd'hui, c'est plutôt 5, 10, voire 15 millions d'euros par an. Et cela va continuer à grossir. Les nouveaux avions s'appuieront sur des sociétés plus grandes, plus fortes, capables de créer des usines du jour au lendemain dans n'importe quel pays et encore plus performantes en termes de gestion. Les fournisseurs de demain pèseront entre 300 millions et 1 milliard d'euros », résumait à La Tribune en septembre 2021 Pascal Farella, alors directeur général de WeAre.
À lire également
Déjà imaginée avant le Covid face à la montée des cadences, la consolidation de la supply chain aéronautique s'avère encore plus nécessaire pour surmonter la crise actuelle et suivre la reprise d'activité de grande ampleur annoncée par Airbus. L'avionneur européen envisage de passer à un rythme de production de 65 A320 NEO par mois début 2024 et des études sont déjà en cours pour tendre vers 75 avions à terme alors même que le rythme de production était descendu de 60 à 40 appareils par mois pendant la crise.
Florine Galéron