Dans moins d'un mois, le Sénégal doit envoyer son premier satellite dans l'espace. Ce cube de 10 centimètres de côté, qui sera utilisé notamment pour prendre des images satellite du pays et recueillir des données environnementales, a été intégralement fabriqué en Occitanie entre le Centre spatial universitaire de Montpellier chargé du design du nanosatellite et le site d'Expleo à Toulouse pour l'assemblage de charge utile. En octobre dernier déjà, l'Etat de Djibouti s'appuyait sur le CSUM et Expleo pour lancer son premier nanosatellite en orbite.
Cet exemple illustre l'explosion du nombre de nations spatiales sur le continent africain en l'espace de quelques années. Au-delà des pays pionniers comme l'Egypte ou l'Afrique du Sud qui
ont été les premiers à se lancer, en 1998 et 1999, désormais le continent compte 15 nations spatiales qui ont lancé
plus de 46 satellites. La création d'une agence spatiale africaine a également été adoptée en 2018 et commence à voir le jour au Caire.
Pour Sékou Ouedraogo, p
résident de
l'African Aeronautics & Space Organisation (AASO), ce boom du spatial africain est intimement lié à celui du NewSpace : «
La révolution du NewSpace avec la miniaturisation des équipements et la baisse des coûts de fabrication d'un satellite rend l'espace beaucoup plus accessible qu'il y a 20 ans. »