Aéronautique : la décarbonation portée par les grands groupes

Florine Galéron
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Airbus

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Airbus vise toujours 2035 pour faire voler son avion à hydrogène. L'annonce de ce programme a entraîné dans son sillage l'émergence d'une poignée de projets d'aéronefs à hydrogène en France. D'après une étude de l'Insee menée en partenariat avec le pôle de compétitivité Aerospace Valley et publiée le 19 mars, 5% des entreprises de la filière en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine travaillaient, au cours de l'année 2022, sur des projets en lien avec la décarbonation des aéronefs et/ou du spatial.
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Les entreprises qui mènent des projets liés à la décarbonation travaillent principalement sur la réduction de la consommation de carburant via l'essor de moteurs ultra sobres, l'optimisation des trajectoires de vol ou l'utilisation de matériaux plus légers. C'est le cas, par exemple, de Safran qui développe (avec General Electric dans le cadre du programme Rise) un moteur non caréné, dont le gain de masse permettrait de réduire de 20% les émissions de CO2 par rapport aux moteurs de la génération LEAP entrés en service lors de la dernière décennie sur les avions monocouloirs d'Airbus et de Boeing. De son côté, Daher a dévoilé, au début de mois, une pièce de la queue d'un avion TBM réalisée entièrement en thermoplastiques, de quoi préparer l'arrivée de ces matériaux recyclables et plus légers dans les avions du futur.
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