Premier fournisseur indépendant d'essais pour l'industrie aéronautique, le groupe britannique Element a décidé de doubler la taille de son laboratoire toulousain d'ici la fin de l'année. L'investissement de plusieurs millions d'euros devrait lui permettre de développer des essais de pointe essentiels pour la mise sur le marché des nouveaux avions alors que les équipementiers et les fabricants sont en pleine montée des cadences.Face aux ambitions d'Airbus, l'avionneur européen compte atteindre en 2027 une fabrication de 75 avions par mois pour la famille A320 NEO, soit un niveau de production jamais atteint dans l'aéronautique, il n'y a pas que les fabricants de pièces qui doivent se mettre en ordre de bataille. Les laboratoires chargés des essais mécaniques et de certification des pièces sont aussi sur sollicités.
« Croissance de l'aéronautique en Europe »
C'est la raison pour laquelle le groupe britannique Element annonce le 26 juin doubler la taille de son laboratoire toulousain. Element Materials Technology se revendique comme le plus grand fournisseur indépendant d'essais de matériaux et de qualification de produits pour l'aérospatial dans le monde avec plus de 7.000 collaborateurs travaillant dans 43 laboratoires en Amérique et 58 en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.
Son laboratoire toulousain, qui compte une petite centaine de collaborateurs, est reconnu par les principaux donneurs d'ordre du secteur (Airbus, Safran et General Electric...) pour réaliser des essais mécaniques, de l'usinage ou encore des analyses métallographiques sur les matériaux métalliques.
« Alors que les secteurs de l'aérospatiale, des transports et de l'énergie connaissent une croissance significative en Europe, Element est prêt à relever le défi », a commenté Lee Brough, vice-président de l'aérospatiale et de la défense pour l'Europe, le Moyen-Orient et de l'Afrique chez Element à la suite de cette annonce. Le groupe cite notamment un rapport du cabinet Technavio, estimant que « le marché mondial de la fabrication de pièces pour l'aérospatiale devrait croître de plus 4 % par an entre 2024 et 2028 » face à « la demande accrue de nouveaux avions commerciaux et de défense ».