Leader mondial dans la fabrication de coussins de sièges cockpits des avions d’Airbus, Boeing et Bombardier, Celso fait face à une forte demande pour répondre à la montée en cadence des avionneurs. Cette PME familiale, installée dans le Tarn-et-Garonne, va lancer après l'été de grands travaux pour doubler la taille de son usine.La filière aéronautique française met les bouchées doubles pour suivre le redémarrage explosif des avionneurs depuis la crise sanitaire. Avec des répercussions sur tous les pans de la supply chain. Leader mondial dans la fabrication de coussins de sièges cockpits des avions d'Airbus, Boeing et Bombardier, Celso doit faire face à une forte croissance de son activité.
« Depuis 2021, nous avons retrouvé notre chiffre d'affaires d'avant-Covid qui était de 8,5 millions d'euros. L'an passé, nous avons atteint 9,5 millions et cette année, Celso devrait réaliser plus de 30% de croissance pour arriver à plus de 12 millions d'euros», relève Agnès Timbre, à la tête de la PME familiale, basée dans le Tarn-et-Garonne.
Surchauffe dans la fabrication d'avions neufs
Des perspectives confirmées la semaine dernière au salon Aircraft Interiors Expo de Hambourg, rendez-vous mondial des acteurs de l'aménagement cabine. : « Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de business sur ce salon. Notre carnet de rendez-vous était plein », observe Agnès Timbre.
Cette surchauffe sur la fabrication d'avions neufs tire également le marché de rechange des coussins dans les avions.
« Comme les délais de livraison s'allongent, le temps de recevoir leur nouvel avion, certaines compagnies aériennes modernisent l'intérieur de leurs appareils déjà en service. Emirates est, par exemple, actuellement en train de rénover ses A380 et cela nous fournit un surplus d'activité », remarque Agnès Timbre.
La directrice générale observe par ailleurs « une forte poussée sur l'aviation d'affaires » pour laquelle Celso fournit également des coussins. D'autant qu'en plus des constructeurs historiques, de nouveaux acteurs tels qu'Aura Aero ou Voltaero commencent à industrialiser la fabrication de leurs petits aéronefs.
Six millions d'euros pour agrandir l'usine