Spatial : « Il est urgent d'agir face à la prolifération de débris »

Florine Galéron
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Photo d'illustration
NASA

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... le général Fredling, co-fondateur et CEO de Look Up Space.
En 2013, le film Gravity met en scène le scénario catastrophe d'un missile détruisant un satellite russe, une opération entraînant par réaction en chaîne une multiplication de débris en orbite. Ce phénomène scientifique connu sous le nom de syndrome de Kessler finit par mettre en danger les personnages principaux du film incarnant des astronautes de la navette spatiale américaine.
Dix ans plus tard, la fiction a quasiment rejoint la réalité.
Expert sur la question des débris pendant 30 ans au CNES avant de rejoindre la start-up MaiaSpace, le spécialiste a tenu aussi à alerter sur les conséquences de l'arrivée des mégaconstellations : « En dessous de 650 kilomètres d'altitude, l'atmosphère permet de nettoyer naturellement la zone ce qui permet d'avoir moins de débris. Mais la congestion de cette partie de l'espace est très importante avec l'arrivée massive de satellites. L'espace compte plus de 10.000 satellites et d'ici 2030 le chiffre devrait culminer entre 30.000 et 100.000 satellites. Il est donc vraiment urgent d'agir. »
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D'après les derniers chiffres publiés cet été par l'agence spatiale européenne, l'espace est encombré par plus de 40.000 débris de plus de 10 cm, un million de 1 à 10 cm et 130 millions d'une taille d'1 mm à 1 cm. Des chiffres qui ont de quoi donner le tournis. « La bonne nouvelle, c'est qu'il y a une véritable prise de conscience sur le sujet. La durabilité de l'espace est devenu le sujet n°1 dans beaucoup de sommets qui s'organisent un peu partout dans le monde. Il faut dire que l'économie spatiale est la clé pour tous les services offerts sur Terre. Le dernier rapport du Forum économique mondial le résume ainsi : l'espace est passé d'une situation de niche à l'omniprésence dans toutes les verticales d'industrie », appuie le Général Friedling, ancien commandant de l'espace qui a créé la start-up de surveillance spatiale Look Up Space.
Florine Galéron